Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua Index du Forum Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua
Juifs et non juifs messianiques réunis dans la foi en yeshoua.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

yeshoua fils de D.ieu
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua Index du Forum -> Thora, Bible... -> Etude de la parole d'Elohïm
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
shmouel


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 696
Masculin

MessagePosté le: Sam 16 Oct - 18:24 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

voici la premiere partie de 6 parties d'une etude sur le fils de D.ieu.
cette etude n'est pas de moi ,mais de freres en yeshoua qui me sont chers.
l'etude est  longue,je mettrais la seconde partie la semaine prochaine.elle est longue ,mais profonde.profonde dans tout les sens du mot.prenez le temps!

CHAPITRE PREMIER — Son existence éternelle et sa divinité.

«Le Fils unique qui est dans le sein du Père» (Yohanan 1:18).

Rien n’est plus à redouter que les raisonnements dans les choses où les affections doivent nous animer; rien de plus dangereux que d’abandonner le domaine de la puissance vivante pour la région des spéculations ou des théories. Les mystères de Dieu sont eux-mêmes tous de la plus haute valeur pratique, pour fortifier dans le service, consoler dans l’épreuve, ou élargir la communion de l’âme.
L’shaliah Paul parle de lui-même et de ses compagnons de service comme étant des «serviteurs de Mashiah», et des «administrateurs des mystères de Dieu». Nous aussi, dans notre mesure, nous sommes appelés à être des serviteurs pratiquement et personnellement actifs et dévoués en tout, patients, diligents et utiles dans les labeurs. Mais nous devons aussi être des «administrateurs des mystères», gardant pures et inviolées les vérités révélées de Dieu. Les raisonneurs de ce siècle peuvent ne pas les recevoir: la croix leur est une folie, et les «chefs de ce monde», les philosophes qui se disent sages, n’ont pas connu «la sagesse de Dieu en mystère». Toutefois ce mystère ne doit leur être concédé en aucune manière. L’administration nous en a été confiée, et ce qui est requis d’un administrateur, c’est qu’il soit fidèle (1 Cor. 4:1-2).

Maintenir la gloire personnelle du Fils de Dieu et y rendre témoignage, est une partie importante de cette haute et sainte administration. L’shaliah Yohanan le fait avec un soin jaloux. Lorsqu’il s’agit des judaïsants ou d’autres faux docteurs qui corrompaient la vérité, Paul les combat par divers arguments. Dans l’épître aux Galates, où il défend la simplicité de l’évangile, il mêle aux raisonnements les plus serrés et les plus pressants, des appels pleins de tendresse et des supplications ardentes. Mais, dans les épîtres de Yohanan, tout est péremptoire. Il écarte sommairement et tient à distance tout ce qui n’est pas de cette «onction de la part du Saint» qui fait connaître le Fils, aussi bien que le Père, qui n’admet pas qu’aucun mensonge vienne de la vérité, et qui dit nettement: «Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père».
Cette diversité de procédés dont use l’Esprit Saint dans sa sagesse a son importance, et nous devons y faire attention. L’observation des jours ou l’abstention des viandes étaient des choses qui, en réalité, dépréciaient la pleine gloire et la liberté de l’évangile. Toutefois il fallait les supporter (Rom. 14). Mais la dépréciation de la Personne du Fils ne saurait être tolérée; nous ne pouvons à cet égard passer un décret d’indifférence.

Un simple voyage d’Égypte en Canaan n’aurait pas constitué un vrai pèlerinage. Plusieurs avaient parcouru cette route sans être des étrangers et des pèlerins de Dieu. Les fatigues et les difficultés inhérentes à la traversée d’un désert aride et sans chemin frayé, n’en auraient pas fait un pèlerinage divin ou céleste. Il ne suffit pas d’une vie de labeurs et de renoncement poursuivie même avec ce courage moral qui convient à ceux qui, pour Dieu, sont étrangers sur la terre. Pour faire de ce voyage celui du Dieu d’Israël, il fallait que l’arche fût au milieu des pèlerins, portée par un peuple que le sang avait racheté d’Égypte, et qui se dirigeait vers Canaan dans la foi en la promesse.

Telle était la vocation des enfants d’Israël dans le désert. Ils avaient à suivre l’arche, à l’accompagner et à la sanctifier. Leur faiblesse a pu se trahir et attirer sur eux, de plus d’une manière et en plus d’une occasion, le châtiment et la discipline; mais du moment qu’ils abandonnaient l’objet direct de leur vocation, tout était perdu. C’est ce qui arriva. En face de l’arche de Jéhovah, ils portèrent le tabernacle de Moloch et l’étoile de Remphan, et, en conséquence, leurs pas furent tournés vers Babylone ou Damas (Amos 5; Act. 7).

Et quelle est l’arche qui, maintenant, est au milieu des saints pour les conduire sûrement, saintement et à la gloire de Dieu, à travers le désert de ce monde? N’est-ce pas le nom du Fils de Dieu? Quel est le mystère confié à notre administration et à notre témoignage, sinon celui-là? «Celui qui demeure dans la doctrine (la doctrine de Mashiah), celui-là a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas, car celui qui le salue participe à ses mauvaises oeuvres» (2 Yohanan 9-11). Les saints doivent élever un mur de séparation entre eux et ce qui déshonore Mashiah.
Arrêtons-nous pour considérer, pendant quelques moments, la personne du Seigneur Yeshoua comme Fils de Dieu, et s’il daigne lui-même nous assister, le sujet de notre méditation sera en bénédiction pour nos âmes.

Nous sommes baptisés «au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit». Ces paroles renferment la déclaration formelle du mystère de l’essence divine, la Trinité, le Fils y étant reconnu comme une personne divine, aussi bien que le Père et le Saint Esprit.
Ce mystère — le Père, le Fils et le Saint Esprit, trois Personnes dans l’unité de la gloire ou de l’essence divine — est présenté dans d’autres parties des Écritures, d’une manière différente et à un point de vue plutôt moral. Elles le montrent dans sa grâce et sa puissance, et dans son application à nos besoins, à notre vie et à notre édification. C’est ce que l’on voit spécialement dans l’évangile de Yohanan, qui n’énonce pas ce mystère sous la forme précise qu’il a dans les paroles du baptême, mais qui le place devant l’intelligence des saints, le présente à nos affections, à nos consciences, et le met en notre possession dans la foi et la communion.
C’est ainsi qu’au v. 14 du premier chapitre de Yohanan, on entend les saints interrompre, pour ainsi dire, l’histoire des gloires de Yeshoua, et sceller de leur témoignage cette grande vérité «La Parole devint chair». Dans la ferveur qui convenait à un tel moment, le courant de leurs pensées est comme brisé. Après avoir commencé à parler de la Parole devenue chair, avant d’avoir achevé leur témoignage, ils proclament (dans une parenthèse) sa gloire personnelle qu’ils disent avoir vue — «la gloire comme d’un Fils unique de la part du Père». Et bientôt après (v. 18), il est parlé de ce Fils unique comme étant «dans le sein du Père» — paroles profondément précieuses pour nos âmes (*).

(*) Il est prwtotokoV ou premier-né en différents sens — et sous ce rapport nous sommes en relation avec Lui: il est prwtotokoV ou premier-né parmi plusieurs frères. Mais il est aussi monogenh, ou Fils unique. Comme tel il est seul.
Le Seigneur, sans doute, est appelé «le Fils de Dieu», à différents points de vue. Il est nommé ainsi comme né de la vierge Marie (Luc 1:35). Il est dit Fils de Dieu par un décret divin, comme aussi en résurrection (Ps. 2:7, Act. 13:33; Rom. 1:4). Cela est et demeure vrai, bien que d’autres révélations nous soient données quant à sa filiation divine. Il est le Fils, et cependant il a reçu le nom de Fils (Héb. 1:1-5). Matthieu et Marc ne font mention pour la première fois de sa relation avec Dieu comme Fils, qu’à son baptême. Luc va plus loin, il parle de lui comme Fils du Très-haut avant sa naissance dans ce monde. Mais Yohanan remonte plus haut encore, jusque dans l’incommensurable et ineffable distance de l’éternité, et nous l’annonce comme Fils dans le sein du Père.
Sans doute, tous ne le discernaient pas avec la même clarté; il y avait chez ceux qui s’adressaient à lui différentes mesures de foi touchant sa Personne. Lui-même, par exemple, reconnaît que la foi du centurion qui saisissait sa gloire personnelle, dépassait ce qu’il avait trouvé en Israël. Mais tout cela n’affecte en rien ce que nous apprenons touchant sa Personne, savoir qu’il était le Fils «dans le sein du Père», ou «la vie éternelle qui était auprès du Père», et qui nous a été manifestée.
Nous ne devons pas, bien-aimés, toucher à ce précieux mystère. Craignons d’obscurcir la lumière de cet amour, dans lequel nos âmes sont invitées à marcher en poursuivant leur chemin, vers le ciel. Et — si j’ose exprimer cette pensée plus douce et plus profonde — craignons d’admettre aucune confession de foi (ou plutôt d’incrédulité) qui priverait le sein de Dieu de ses éternelles et ineffables délices, qui nous dirait que notre Dieu n’a pas connu de toute éternité, la joie d’un Père, et que notre Seigneur ne goûtait pas de toute éternité, la joie d’un Fils quand il reposait dans le sein du Père.

Si dans l’essence divine, il y a des Personnes, comme nous savons qu’il y en a, ne devons-nous pas aussi reconnaître qu’il existe entre elles des relations? Le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont-ils pas révélés à notre foi, le Fils engendré et le Saint Esprit procédant du Père? Assurément. Les Personnes dans cette gloire ne sont pas indépendantes l’une de l’autre, mais en relation l’une avec l’autre. Et ce n’est pas dépasser notre mesure que de dire que le grand architype de l’amour, le précieux modèle ou l’original de toute affection de relation, se trouve dans cette relation entre les Personnes divines.
Pouvons-nous accepter cette pensée d’incrédulité qu’il n’y a pas de Personnes dans l’essence divine, et que le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont que différentes manifestations de la même Personne? La substance même de l’évangile en serait détruite. Et cette autre pensée d’incrédulité que ces Personnes divines ne sont pas en relation entre elles, jetterait une ombre sur l’amour révélé dans l’évangile.

On me demandait un jour si le «sein du Père» n’avait existé qu’au jour où le petit enfant naquit à Bethléhem. À cette question, je réponds avec une entière assurance: Certainement le sein du Père a existé de toute éternité. Il était l’habitation éternelle dont jouissait le Fils, et où il était l’ineffable délice du Père. C’est «la retraite cachée de l’amour», a dit quelqu’un, «de l’amour ineffable plus élevé que la gloire, car la gloire peut être révélée, mais non pas cet amour». Il est insondable.
L’âme peut n’avoir pas été exercée touchant ces vérités, mais les saints ne peuvent admettre qu’on les nie. L’âme n’ose livrer ce mystère aux pensées des hommes. La foi défend ce terrain contre «la philosophie et les vaines déceptions». Les Juifs même réfutent la difficulté que plusieurs trouvent à l’admettre. Ils comprenaient qu’affirmer être Fils de Dieu, comme le faisait le Seigneur, c’était se dire égal à Dieu. Dans leur pensée, se dire Fils, bien loin d’impliquer qu’il s’agissait d’une Personne secondaire ou inférieure, affirmait l’égalité. Dans une autre occasion, ils accusent Yeshoua de blasphème, disant qu’il se faisait Dieu parce qu’il revendiquait sa relation de Fils avec Dieu, son Père (Yohanan 5, 10). C’est ainsi que les Juifs, à plus d’une reprise, réfutent cette misérable difficulté que soulèvent l’incrédulité et les vaines déceptions des hommes. Ils étaient assez sages pour ne pas vouloir soumettre au prisme des raisonnements humains la lumière où Dieu habite.

«Personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père», est une parole qui doit arrêter nos raisonnements, et la déclaration que la vie éternelle nous a été manifestée, pour que nous ayons communion avec le Père et le Fils (1 Yohanan 1: 2), exprime distinctement l’ineffable mystère du Fils comme étant une Personne dans l’essence divine, comme étant «la vie éternelle» auprès du Père. Il est aussi écrit: «Le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître». Et je le demande, quel autre que Dieu peut faire connaître Dieu? En un certain sens, on peut définir Dieu. Mais le coeur de l’Église ne saurait se contenter de ces définitions, bien que la sagesse du monde ne connaisse rien d’autre. Il nous faut une connaissance ou une révélation de lui-même que lui seul peut donner. Le Fils dans le sein du Père, le Fils qui a fait connaître Dieu, peut-il donc être autre qu’une Personne divine?

Rien ne saurait répondre à tout ce que l’Écriture nous dit de ce grand mystère, sinon la foi en ceci: le Père et le Fils sont dans la gloire de l’essence divine, et, quoique égaux en gloire, il y a entre eux cette relation de Père et de Fils. «Celui qui était auprès de Dieu au commencement, éternel comme Dieu, Dieu lui-même, était aussi le Fils de Dieu», a dit quelqu’un; puis il ajoute: «Dieu permet que plusieurs choses restent des mystères, en partie, je le pense, afin d’éprouver de cette manière l’obéissance de nos esprits, car il demande de nous cette obéissance d’esprit, tout autant que celle en action. Cette sujétion de l’esprit à Dieu est une partie de la sainteté, et c’est une chose que l’Esprit de Dieu seul peut donner. Lui seul est capable de calmer et d’humilier ces puissances intérieures de l’esprit qui s’élèvent et osent juger des choses de Dieu, refusant de recevoir ce qu’elles ne comprennent pas; désobéissance et orgueil qui n’ont leurs pareils que dans la désobéissance et l’orgueil de Satan». Garantie sainte et bien à propos pour nos âmes! «Qui est le menteur», demande l’shaliah, «sinon celui qui nie que Yeshoua est le Mashiah?» Et immédiatement après, il ajoute: «Celui-là est l’antichrist qui nie le Père et le Fils», et encore: «Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père», paroles bien sérieuses que l’Esprit Saint nous donne. Comment aurions-nous la connaissance du Père sinon par le Fils et dans le Fils? Le Père peut-il être connu autrement? C’est pourquoi il est écrit: «Quiconque nie le Fils, n’a pas non plus le Père?» Je puis dire: «Abba, Père», dans l’esprit d’adoption; — un poète a pu dire «Car aussi nous sommes sa race»;—mais Dieu n’est pas connu réellement comme le Père, si le Fils n’est pas reconnu comme étant dans la gloire de l’essence divine.

Nous avons l’assurance, sous la sanction de l’autorité divine, que si l’onction que nous avons reçue demeure en nous, nous demeurerons dans le Fils et dans le Père.
Le Fils peut-il être honoré comme le Père (Yohanan 5:23), s’il n’est pas reconnu comme étant dans l’essence divine? La foi en lui ne consiste pas à croire qu’il est un Fils de Dieu, ou Fils de Dieu comme né de la vierge, ou comme ressuscité d’entre les morts, bien que ce soient des vérités qui le concernent. La foi en lui est la foi en sa propre Personne. Je ne puis pas appeler Yeshoua «Fils de Dieu», sauf dans la foi en sa relation divine comme Fils. L’intelligence qui nous a été donnée, l’a été, «afin que nous connaissions le Véritable», et comme étant «dans le Véritable, savoir dans son Fils Yeshoua Mashiah». À cela l’shaliah ajoute: «Lui est le Dieu véritable et la vie éternelle».
«La vérité», dans le sens que lui donne la seconde épître de Yohanan, n’est-elle pas «la doctrine du Mashiah», ou l’enseignement de l’Écriture touchant la personne de Mashiah? Et la vérité de la relation de Fils dans l’essence divine n’y est-elle pas renfermée? Oui, car il y est dit: «Celui qui demeure dans la doctrine, celui-là a le Père et le Fils». Et la porte doit être fermée contre ceux qui n’apportent pas cette doctrine du Mashiah — la même épître parlant de lui comme du «Fils du Père», paroles qui ne sauraient s’appliquer à lui comme né de la vierge par l’opération du Saint Esprit.

Mais de plus, l’amour de Dieu peut-il être compris selon l’Écriture, si la divinité du Fils n’est pas reconnue? Cet amour ne tire-t-il pas son caractère de cette doctrine même? N’est-ce pas sur ce fondement-là que nos coeurs sont touchés et attirés? «Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle». Et encore: «En ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima, et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés». Et auparavant, l’shaliah avait dit: «En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui,… et nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde».

Cet amour ne perdra-t-il pas immédiatement son incomparable gloire, si la vérité de la divinité éternelle du Fils est mise en question? Que répondraient nos âmes à celui qui nous dirait que ce n’est pas son propre Fils que Dieu n’a point épargné, et a livré pour nous tous? Combien cela dessécherait le coeur d’apprendre que Celui que Dieu a ainsi livré (voy. Rom. 8:32), n’était son Fils que comme né de la vierge, et que ces paroles: «Il n’a pas épargné son propre Fils», se rapportent à ce qui en lui est humain, et non à ce qui est divin.
Prenons bien garde d’amoindrir la portée de la précieuse parole de Dieu, pour l’accommoder aux préjugés de l’homme. Était-ce avec son serviteur, ou avec un étranger, ou avec quelqu’un qui fût simplement né dans sa maison, qu’Abraham se rendait à Morija? Était-ce avec un fils d’adoption, ou bien avec son propre fils, son fils même, son fils unique qu’il aimait? Nous savons comment répondre à ces questions. Et je ne sais pas comment je pourrais parler du Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi, si je ne le recevais point par la foi comme le Fils dans le sein du Père, le Fils dans la gloire de l’essence divine.
Le Fils est le Mashiah. Dieu, dans la personne de son Fils, a entrepris pour nous toute l’oeuvre officielle, toute l’oeuvre pour laquelle était nécessaire un Mashiah, oint de Dieu. Il l’a fait dans la personne de Yeshoua. En conséquence, nous disons: «Yeshoua Mashiah, le Fils de Dieu». Le Fils unique, le Mashiah, Yeshoua de Nazareth, sont une même personne. Mais c’est dans sa gloire personnelle et essentielle, dans son office, et dans l’humanité qu’il a prise, que nous le voyons sous ces noms différents.

Nous pouvons suivre son merveilleux sentier depuis la gloire jusqu’à ce qu’il hérite de toutes choses. Quelles découvertes, bien-aimés, nous faisons touchant sa Personne! Lisez ce que disent de lui les passages suivants: Prov. 8:23-31; Yohanan 1: 1-3, Éph. 1:10; Col. 1:13-22; Héb. 1:1-3, 1 Yohanan 1: 2; Apoc. 3:14. Méditez sur sa Personne, telle qu’elle vous est présentée dans ces glorieuses Écritures. Laissez-les vous pénétrer de leurs diverses lumières pour voir Celui en qui vous vous confiez, Celui qui a tout quitté pour vous, Celui qui a foulé, et foule encore, un tel sentier — et dites-moi si vous pouvez vous séparer de Lui ou de ce sentier? Il était dans le sein du Père — il était là la vie éternelle auprès du Père, Dieu, et cependant auprès de Dieu. En conseil il était alors établi, avant le commencement de la poussière du monde. Ensuite, il fut le Créateur de toutes choses dans leur beauté et leur ordre primitifs; puis, dans leur état de péché et de ruine, le Réconciliateur de toutes choses, et bientôt, dans leur réunion en un, il sera l’Héritier de toutes choses. Notre foi le contemple ainsi, et parle ainsi de lui. Nous disons: Il était dans les conseils éternels, dans le sein de la vierge, dans les afflictions de ce monde, dans la résurrection d’entre les morts; il est couronné dans le ciel de gloire et d’honneur, et sera, avec toute autorité et louange, Héritier et Seigneur de toutes choses.

Admettez qu’il n’était pas dans le sein du Père de toute éternité, puis demandez à votre âme si elle n’a rien perdu de l’intelligence et de la joie de ce précieux mystère, déroulé ainsi devant elle d’éternité en éternité. Je ne puis comprendre un saint soutenant une telle chose, et je ne pourrais consentir à me joindre à une confession de foi, disant de mon Père céleste qu’il n’a pas donne son propre Fils pour moi.
Quelle bénédiction il y aurait pour nous — Si nous étions capables de suivre cette pensée — de contempler le Seigneur tout du long de ce sentier jusqu’au trône de la gloire!

Et j’ajouterai: à chaque pas de sa course nous le voyons, objet dans le coeur de Dieu des mêmes et parfaites délices; toute sa joie à la fin, autant qu’au commencement, bien qu’avec ce privilège et cette gloire, qu’il faisait ses délices d’une manière bienheureuse et merveilleusement variée. L’Écriture nous permet de suivre cette précieuse pensée. Nous ne parlons pas de cette joie que le Fils avait dans le sein du Père de toute éternité. Nous ne le pourrions pas. Le sein du Père était «la retraite cachée de l’amour» — et la joie qui accompagnait cet amour est aussi inexprimable que lui-même.
Mais lorsque son Bien-aimé fut établi comme centre de toutes les opérations divines et fondement de tous les conseils de Dieu, il était encore les délices de Dieu. C’est dans cette position et dans ce caractère, que nous le voyons au chap. 8 des Proverbes (v. 22-31). Dans ce merveilleux passage, la Sagesse, ou le Fils, est vue comme l’origine, l’auteur et le soutien de toutes les oeuvres et de tous les conseils divins; établi selon les desseins de Dieu avant que le monde fût, ainsi que nous le présentent plusieurs passages du Nouveau Testament (Voy. Yohanan 1: 3; Éph. 1:9-10; Col. 1:15-17).
En tout cela, il peut dire de lui-même: «J’étais alors à côté de lui son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui».
Et lorsque l’accomplissement du temps est arrivé, le Fils de Dieu vint dans le sein de la vierge. Qui peut dire ce mystère? Il est réel, mais nul ne peut le sonder. C’est un autre moment de joie et une nouvelle occasion de la faire naître; des anges viennent proclamer le mystère et l’annoncer aux bergers dans les campagnes de Bethléhem.
Alors, sous une nouvelle forme, le Fils de son amour commença une autre carrière. À travers les souffrances et dans son service comme Fils de l’homme, on le voit sur la terre, mais toujours et sans mélange les délices ineffables du Père, comme dans les siècles cachés de l’éternité. «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouve mon plaisir»; « voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir», telles sont les paroles du Père, exprimant sa joie immuable en suivant les pas de Yeshoua sur cette terre souillée.
Or cette même voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir», se fit entendre une seconde fois sur la sainte montagne, au jour de la transfiguration, de même qu’on l’avait entendue à son baptême sur les rives du Jourdain. La transfiguration était le gage et la figure du royaume, de même que le baptême était l’entrée dans son ministère et son témoignage. Mais le sein du Père jouit toujours des mêmes délices là où se trouve le Fils, soit que son regard le suive le long du sentier solitaire ou, comme serviteur Yeshoua traversa un monde souillé, soit qu’il le contemple sur les hauteurs où, comme Roi de gloire, il dominera sur le monde millénaire.

Ce sont ses délices en lui, délices parfaites et toujours les mêmes d’éternité en éternité. Aucun arrêt, aucune interruption, dans la joie de Dieu en lui, bien qu’elle soit variée — joie immuable dans sa plénitude et sa profondeur, quelles que soient les occasions qui la font naître. Celui qui la cause est toujours et en tout le même, et telle est aussi la joie. Elle ne connaît pas différentes mesures, bien que les sources en soient diverses.
Or ce Yeshoua fut sans souillure dans tout son sentier d’éternité en éternité; aussi saint dans le sein de la vierge, que dans le sein du Père; aussi pur et sans tache à la fin de son voyage ici-bas, que lorsqu’il l

Si seulement l’âme était pénétrée de la pensée que ce précieux Seigneur (contemplé soit il est, soit tel qu’il est) est le même qui, de toute éternité, était dans le sein du Père, si cette pensée était retenue avec force par la puissance du Saint Esprit, plus d’une tendance dans notre esprit qui maintenant le souille, serait arrêtée. Celui qui était dans le sein de la vierge, est le même qui était dans le sein du Père! Quelle pensée! L’Éternel des armées, assis sur son trône haut et élevé, comme Ésaïe le vit, Celui que les séraphins ailés adoraient, était Yeshoua de Galilée! Aussi pur comme Homme qu’il l’était comme Dieu — sans tache dans le vase humain, comme il l’était dans le sein éternel — aussi immaculé au milieu des souillures du monde, que lorsqu’il était tous les jours les délices du Père, avant que le monde fût! Quelle ineffable pensée!
Si l’âme est pénétrée de ce mystère, bien des pensées qui surgissent dans notre esprit, trouveront immédiatement leur solution. Qui oserait, en présence d’un semblable mystère, parler légèrement, comme plusieurs l’ont fait? Que sa gloire apparaisse à l’âme, et, comme les séraphins, nous nous voilerons la face, et tels que Moïse, nous ôterons les sandales de nos pieds.

Les divins raisonnements de la première épître de Yohanan montrent, je le pense, que nos vues touchant le Fils de Dieu affectent la communion de l’âme. Car, dans cette épître, l’amour est manifesté dans le don du Fils, et nous demeurons dans l’amour. Si donc j’estime que le Père en donnant le Fils, n’a fait don que de la semence de la vierge, l’atmosphère dans laquelle je demeure est obscurcie. Mais si ce don est pour moi celui du Fils qui, de toute éternité, est dans le sein du Père, mon sentiment de l’amour s’élève, et avec lui le caractère de ce en quoi je demeure. C’est ainsi que la communion de l’âme est affectée par notre appréciation du Fils. En conversant avec les saints, on peut voir, il est vrai, que plusieurs, à cause de la simplicité de leur foi, bien que n’ayant qu’une faible mesure de vérité, en jouissent plus que d’autres qui en ont une plus considérable. Mais cela ne touche en rien les pensées et les raisonnements de l’Esprit dans cette épître. Il reste toujours vrai que l’amour est ce en quoi nous demeurons, et notre communion tirera son caractère de la manière dont nous apprécierons l’amour. Et pourquoi, je le demande, chercherions-nous à affaiblir la jouissance de la communion, et ainsi notre jouissance en Dieu? Le mal gît en ceci — si j’ose parler pour d’autres — c’est que nous nous soucions trop peu des choses précieuses que nous avons en Lui.

Le Fils, le Fils unique, le Fils du Père, s’est «anéanti lui-même», afin d’accomplir le bon plaisir de Dieu, en servant de misérables pécheurs. Mais le Père souffrira-t-il que les pécheurs, pour qui toute cette humiliation a été endurée, en prennent occasion pour déprécier le Fils? Cela ne peut être, comme nous le dit Yohanan 5:23. Yeshoua avait déclaré que Dieu était son Père, «se faisant ainsi égal à Dieu». Mettrions-nous en question que Dieu l’ait soutenu dans sa déclaration? Que font donc ceux qui nient que le Fils soit dans l’essence divine? Le Père n’acceptera pas l’honneur qu’on voudrait lui rendre, si, en même temps, il n’est pas rendu au Fils, car «celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé».

L’Esprit fut donné aux disciples par Yeshoua ressuscité, lorsqu’il souffla en eux (Yohanan 20). Le Saint Esprit procéda alors de lui, et ainsi l’Esprit fut (*). Mais dira-t-on pour cela, qu’il n’était pas auparavant dans l’essence divine? Jamais un saint n’aura cette pensée. Il en est ainsi du Fils. L’Esprit Saint vint sur Marie; la puissance du Très-haut la couvrit de son ombre, et c’est pourquoi la sainte chose qui naquit d’elle fut appelée Fils de Dieu. Mais cela ne touche en rien la vérité qu’auparavant il était le Fils dans l’essence divine.

(*) Voyez Yohanan 7:39 (Note du trad).
Considérons encore la première épître de Yohanan. Il s’adresse aux pères, aux jeunes gens et aux petits enfants. Les «pères» sont ceux qui ont «connu Celui qui est dès le commencement». Ils demeurent dans «la doctrine de Mashiah» et ont «le Père et le Fils». L’onction de la part du Saint est puissante en eux, si je puis m’exprimer ainsi. Ils ont écouté avec un profond recueillement d’âme, la déclaration du Père par le Fils (Yohanan 1:18). Ayant vu le Fils, ils ont aussi vu le Père (Yohanan 14: 7-11). Ils gardent les paroles du Fils et du Père (Yohanan 14:21-23). Ils savent que le Fils est dans le Père, eux dans le Fils et le Fils en eux. Ils ne sont pas orphelins (Yohanan 14:18-20).
Les «jeunes gens» sont ceux qui ont «vaincu le méchant», celui qui agit dans le monde en niant le mystère du Mashiah (1 Yohanan 4: 1-6) Mais ils ne sont pas établis dans la pleine puissance de ce mystère, comme les pères le sont et ils ont besoin d’exhortations. L’shaliah les avertit donc contre tout ce qui appartient au monde parce qu’ils ont déjà vaincu cet esprit qui, dans le monde, s’oppose à Mashiah.

Les «petits enfants» sont ceux qui ont «connu le Père». Mais ils ne sont que de petits enfants; ils ont donc besoin d’être enseignés et exhortés. Leur connaissance du Père a quelque chose qui manque de maturité, et qui n’est pas aussi liée que celle des pères avec la connaissance du Fils, de «Celui qui est dès le commencement». L’shaliah les met donc en garde contre les antichrists, les décrivant comme s’élevant contre «la vérité» ou «la doctrine du Mashiah». Il leur dit que «celui qui nie le Fils, n’a pas non plus le Père», que si l’onction qu’ils ont reçue demeure en eux, ils demeureront sûrement dans le Fils et dans le Père, et que la maison de Dieu porte ce caractère qu’aucun de ceux qui ne goûtaient pas cette onction, ne pouvait y rester. Il leur rappelle que la promesse que le Fils a promise, est la vie éternelle. Et enfin, il les exhorte à demeurer dans ce que cette onction enseigne, afin qu’eux, les Shlihim, ne soient pas couverts de honte au jour de l’apparition du Fils.
Tout ce précieux passage des Écritures traite donc de la Personne du Fils, ou de «la doctrine du Mashiah». C’est leur progrès dans cette vérité, leur relation avec elle, et non leur caractère général de chrétien, qui les distingue comme pères, jeunes gens, et petits enfants. Ces exhortations ont donc en vue le grand sujet de toute l’épître, c’est-à-dire le Fils de Dieu. En effet, c’est lui qui la caractérise d’un bout à l’autre. C’est le sang du Fils qui purifie. Nous avons un avocat auprès du Père, et qui est-il, sinon le Fils? C’est dans le Fils que l’onction que nous avons reçue nous fait demeurer. C’est le Fils qui a été manifesté pour détruire les oeuvres du diable. C’est dans le nom du Fils qu’il nous est dit de croire. C’est le Fils qui a été envoyé pour manifester ce qu’est l’amour. C’est la foi dans le Fils qui donne la victoire sur le monde. C’est touchant le Fils qu’est le témoignage de Dieu. C’est dans le Fils que nous avons la vie. C’est le Fils qui est venu pour nous donner une intelligence, et c’est en lui que nous sommes. C’est le Fils qui est le Dieu véritable et la vie éternelle. Nous trouvons tout cela dans cette épître, et ainsi c’est le Fils qui est le grand objet qu’elle nous présente. L’shaliah distingue les pères, les jeunes gens et les petits enfants, selon leur relation avec cet objet; d’après la mesure selon laquelle leurs âmes le saisissent. Ainsi tout, dans cette épître, se trouve être conséquent d’une manière divine et précieuse.

Yohanan, dans le même écrit, parle beaucoup d’amour et de justice, comme ce qui découle nécessairement du fait que nous sommes nés de Dieu, et en est la preuve. Mais, en même temps il parle d’une vraie ou d’une fausse confession de Mashiah. Considère-t-il les premières choses comme pratiques et vivantes, et les autres comme spéculatives? Il ne nous autorise en rien à faire cette distinction. Toutes sont traitées comme ayant le même caractère, et il nous fait connaître que l’exercice de l’amour et la pratique de la justice ne compléteraient pas le témoignage d’une âme née de Dieu, sans la connaissance et la confession du Fils.
Si, dans la vision, Ésaïe avait pu suivre le sentier de Yeshoua parcourant les villes et les villages de son pays natal, dans quelle adoration perpétuelle n’aurait-il pas été? Il avait vu sa gloire. Il l’avait contemplé sur son trône haut et élevé, les pans de sa robe remplissant le temple et les séraphins se voilant la face, en reconnaissant en Yeshoua la gloire de la Déité. Ésaïe «vit sa gloire, et parla de lui» (Yohanan 12, Ésa. 6). Et nous avons besoin de la voir ainsi par la foi — la foi dans le Fils, la foi en Yeshoua, la foi en son Nom; nous avons besoin de saisir sa Personne, d’avoir le sentiment de sa gloire, cachée derrière un voile plus épais que l’aile d’un séraphin, le voile d’un Galiléen humble et rejeté du monde.

En terminant, rappelons-nous ce que dit le Seigneur touchant les serviteurs qui ont à donner aux autres la nourriture dans le temps convenable (Matt. 24; Luc 12). Ils doivent avoir soin de ne pas corrompre cette nourriture. Ils ont à «paître l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre Fils», dit un shaliah. «Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous», dit un autre. Et l’Assemblée de Dieu et le troupeau de Dieu doit croître de «l’accroissement de Dieu». Merveilleuses paroles!
Veillons, bien-aimés, sur les tentatives de l’ennemi pour corrompre la nourriture des esclaves du Seigneur. Les enseignements de Yohanan touchant le Fils de Dieu, et ceux de Paul touchant l’Assemblée de Dieu, sont la nourriture qui convient au temps actuel, et nous ne devons pas accommoder au goût et aux raisonnements des hommes la nourriture que Dieu a mise en réserve pour ses saints. La manne doit être recueillie telle qu’elle vient du ciel, et apportée au camp des voyageurs pour les nourrir du pain des anges.
«Et maintenant, je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de vous donner un héritage avec tous les sanctifiés»; telles sont les paroles de Paul, bien applicables aussi de nos jours.
Revenir en haut
Skype
Publicité






MessagePosté le: Sam 16 Oct - 18:24 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Muna
modérateur
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2010
Messages: 488
Féminin

MessagePosté le: Sam 16 Oct - 19:58 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

Shabbes shalom Shmouel,

Cette étude est très intéressante, seulement, la lecture est quelque peu fastidieuse, alors pourrais-tu stp faire des articles moins longs (séparer en plusieurs messages), séparer les paragraphes, jouer avec le gras et l'italique ou les couleurs, faire ressortir les titres...

Mais bien entendu, ce ne sont que des suggestions, que tu n'es pas obligé de suivre, pour ma part, je mettrai le texte dans word pour l'adapter à une lecture plus facile.

_________________
J'ai invoqué l'Éternel : L’Éternel m'a exaucé, m'a mis au large. (Ps 118:5)
-
Evangile de Yohanan : http://judaisme-messianique.xooit.be/t3048-ETUDE-l-Evangile-de-YOHANAN.htm
-
Ivdu et Adonaï b'simcha * Baruch ha'bah b'shem Adonaï
Revenir en haut
Yahoo Messenger
nathent
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 16 Oct - 20:14 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

J'applaudis des 2 mains, j'ai eu cette révélation de la présence de toute éternité du Fils dans le sein du Père il y a très peu de temps.
Et c'est vrai que ça change la vision spirituelle.
Revenir en haut
shmouel


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 696
Masculin

MessagePosté le: Sam 16 Oct - 20:17 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

shavoua tov muna.
l'art de l'etre humain est de tout faire pour se rendre les choses faciles au maximum,ce au detriment de la perseverance et de la reflexion.
 c'est une etude longue ..tres longue.pas oblige de tout lire et mediter en meme temps...Il y a encore 5 autres parties derrieres qui attendent ...aussi longues.
ca vaut la peine de perseverer! bon courage!
Revenir en haut
Skype
Muna
modérateur
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2010
Messages: 488
Féminin

MessagePosté le: Sam 16 Oct - 20:42 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

shmouel a écrit:
shavoua tov muna.
l'art de l'etre humain est de tout faire pour se rendre les choses faciles au maximum,ce au detriment de la perseverance et de la reflexion.
 c'est une etude longue ..tres longue.pas oblige de tout lire et mediter en meme temps...Il y a encore 5 autres parties derrieres qui attendent ...aussi longues.
ca vaut la peine de perseverer! bon courage!


@Shmouel : C'est vrai qu'il faut persévérer, il y a beaucoup d'instructions dans cette étude, et bien entendu, la longueur des messages et la présentation ne vont pas m'arrêter. Par contre, je vais mettre le texte sur word, et faire la mise en page qui me convient, quand les 5 autres parties seront venues, je vais imprimer sous forme de petit livret, c'est toujours bien d'avoir sur papier aussi, ça permet de partager plus... facilement (encore de mot!!).

@ Nathent : Shalom à toi. Veuille bien prier pour la France stp.

_________________
J'ai invoqué l'Éternel : L’Éternel m'a exaucé, m'a mis au large. (Ps 118:5)
-
Evangile de Yohanan : http://judaisme-messianique.xooit.be/t3048-ETUDE-l-Evangile-de-YOHANAN.htm
-
Ivdu et Adonaï b'simcha * Baruch ha'bah b'shem Adonaï
Revenir en haut
Yahoo Messenger
nathent
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 16 Oct - 22:49 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

Muna a écrit:
@ Nathent : Shalom à toi. Veuille bien prier pour la France stp.

Bonsoir Muna,je remet tout au Seigneur du moins j'essai, même mes sujets de prière c'est par son Esprit que Dieu m'incite à prier pour tel où telsituation.
Je remettrai ça dans les mains du Seigneur. Mais je préfère te le dire de suite.
Je crois que les jugements de Dieu sont en route, et je doute que celà rentre dans sa volonté.
Ceci dit, mon jugement n'est pas fiable. Que chacun fasse selon l'inspiration de L'Esprit.


Dernière édition par nathent le Sam 16 Oct - 22:54 (2010); édité 2 fois
Revenir en haut
Muna
modérateur
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2010
Messages: 488
Féminin

MessagePosté le: Sam 16 Oct - 22:53 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

nathent a écrit:
Je remettrai ça dans les mains du Seigneur. Mais je préfère te le dire de suite.
Je crois que les jugements de Dieu sont en route, et je doute que celà rentre dans sa volonté.


Pourrais-tu expliquer stp.
_________________
J'ai invoqué l'Éternel : L’Éternel m'a exaucé, m'a mis au large. (Ps 118:5)
-
Evangile de Yohanan : http://judaisme-messianique.xooit.be/t3048-ETUDE-l-Evangile-de-YOHANAN.htm
-
Ivdu et Adonaï b'simcha * Baruch ha'bah b'shem Adonaï
Revenir en haut
Yahoo Messenger
nathent
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 16 Oct - 22:59 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

J'étais en train d'éditer mon message lorsque tu as posté le tien.

Tu sais nous recevons tous du Seigneur un où des dons.
Pour chacun de nous le Seigneur a tracé un chemin, certains appellent ça le plan de Dieu pour leurs vies.
Le mien Il me l'a donné et ce que je dois faire et dans ma signature, un passage du livre Habaquc chapître 3 !
Il me fera lever à ce moment là, pas avant. Mais ce moment est proche.

C'est l'heure du réveil de la nation D'Israël, c'est l'heure de Zacharie 11:10 c'est l'heure d'Esaïe 22:25.
Revenir en haut
Muna
modérateur
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2010
Messages: 488
Féminin

MessagePosté le: Sam 16 Oct - 23:26 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

Des décisions sont prises en ce moment en France, mais c'est une sorte de bras de fer entre la population et le gouvernement, en plus avec tous les dérapages de ces derniers temps, ce n'est pas propice au calme. Dans tous les cas, il faudra prier pour notre pays, afin qu'il y ait plus de justice, à tous niveau.

Bon, on va laisser Shmouel continuer son étude, car on n'est un peu hors sujet. Bonne soirée.

_________________
J'ai invoqué l'Éternel : L’Éternel m'a exaucé, m'a mis au large. (Ps 118:5)
-
Evangile de Yohanan : http://judaisme-messianique.xooit.be/t3048-ETUDE-l-Evangile-de-YOHANAN.htm
-
Ivdu et Adonaï b'simcha * Baruch ha'bah b'shem Adonaï
Revenir en haut
Yahoo Messenger
dorcas
administrateur
administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Juil 2007
Messages: 6 983

MessagePosté le: Dim 17 Oct - 20:19 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

Magnifique cet étude, et c'est vrai qu'il faut l'étudier petit à petit ainsi on retient mieux aussi.

Restons dans le sujet SVP.

dorcas
_________________
Blog sur la Shoah : http://souvenez-vous.skynetblogs.be/
Pour l`amour de Sion je ne me tairai point, Pour l`amour de Yeroushalaïm je ne prendrai point de repos, Jusqu`à ce que son salut paraisse, comme l`aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s`allume. 2 Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire; Esaïe 62 : 1
Revenir en haut
shmouel


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 696
Masculin

MessagePosté le: Lun 18 Oct - 16:16 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

quand tu auras imprime ton livret ..tiu me l'enverras / que j'etudie moi aussi le sujet/!...ha! ca c'etait une blague.neanmoins je rappelle que ce n'est pas moi qui developpe,mais un ami Chretien .
Revenir en haut
Skype
shmouel


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 696
Masculin

MessagePosté le: Ven 22 Oct - 21:09 (2010)    Sujet du message: chap 2 yeshoua :son humanite Répondre en citant

2                        CHAPITRE 2 — Son humanité«Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous».

Dans l’histoire de la chair et du sang qui nous est donnée dans les Écritures, nous apprenons que, par le péché la mort est entrée dans le monde. Pour tous ceux qui sont représentés comme étant en Adam, la sentence était: «Au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement». Mais touchant la semence de la femme qui n’était pas ainsi représentée, il avait été dit au serpent: «Tu lui briseras le talon». La mort de cette semence devait avoir un caractère aussi particulier que sa naissance. Selon celle-ci, il devait être la semence de la femme, et dans sa mort, avoir son talon brisé. Quand les temps furent accomplis, Celui qui avait été promis naquit «de femme». Le Fils de Dieu, Celui qui sanctifie, participa à la chair et au sang; il devint «la sainte chose» qui naquit de Marie.
La mort avait-elle aucun droit sur lui? Non, aucun. Selon l’alliance éternelle, il devait avoir le talon brisé, mais la mort n’avait aucun droit sur sa chair et son sang. Dans cet Être béni, il y avait, si j’ose ainsi l’exprimer, la capacité de répondre au dessein divin, que son talon serait brisé; mais en aucune manière il n’était exposé à la mort.

Sous l’alliance éternelle, pour accomplir le dessein de Dieu et selon son propre bon plaisir divin, il s’était livré lui-même, disant: «Voici, Je viens». En vue des grandes fins que Dieu se proposait: déployer sa gloire et donner la paix au pécheur, il avait pris «la forme d’esclave». Au temps convenable, il fut «fait à la ressemblance des hommes», et étant «en figure comme un homme», il poursuivit sa course d’humiliation volontaire «jusqu’à la mort de la croix» (*) (Philippiens 2).
(*) C’est ce qu’il n’aurait pu faire, s’il n’eût été égal à Dieu. En effet, toute créature, tout être moindre que Dieu, est déjà serviteur de son Créateur. Un Juif pouvait être le serviteur volontaire d’un autre Juif — un serviteur dont l’oreille avait été percée (Ex. 21). Mais aucune créature ne saurait être serviteur volontaire de Dieu, parce que toute créature est déjà tenue d’être telle, à cause de sa relation avec Dieu comme Créateur.

C’est ainsi que nous le voyons durant toute sa vie. Il voile sa gloire, «la forme de Dieu» sous celle «d’esclave»; il ne cherchait pas la gloire de la part des hommes. Il honorait le Père qui l’avait envoyé et non pas lui-même. Il ne voulait pas se faire connaître. Il ne voulait pas se montrer au monde. C’est ce que nous lisons de lui. Tout cela convenait à la «forme» qu’il avait prise, et nous en trouvons la parfaite illustration dans les récits des évangiles.
Sous cette forme humble, qui cache celle de Seigneur de la terre et de la mer, il consent à payer le tribut. On le lui demande, ou au moins on demande à Pierre: «Votre Maître ne paie-t-il pas les didrachmes?» Le Seigneur déclare sa liberté de le faire ou non, mais de peur de scandaliser, il paie pour lui et pour Pierre. Mais quel était celui qui se soumettait ainsi au tribut? C’était Celui duquel il est écrit: «La terre appartient à l’Éternel, et tout ce qu’elle contient». Et, en effet, il commande à un poisson de la mer de lui apporter la pièce d’argent même qui lui était nécessaire et qu’il fait donner aux préposés à l’impôt (Matt. 17).

Quel exemple frappant de ce qu’est le précieux mystère de la piété! Celui qui était «en forme de Dieu», et qui «ne regardait pas comme un objet à ravir d’être égal à Dieu», se servant des trésors du grand abîme et commandant comme étant toutes à lui, aux créatures formées par la main de Dieu, Celui-là avait pris la forme d’un «esclave!» Quelle gloire nous voyons briller à travers le nuage, en considérant cette circonstance passagère et aussi vulgaire! Tout se passait entre le Seigneur et Pierre, mais c’était une manifestation de la «forme de Dieu» cachée sous la «forme d’esclave», de quelqu’un qui était soumis à la puissance humaine. Tout ce que la terre contient lui était tributaire, au moment même où il consentait à être tributaire des hommes. Dans une autre occasion, le convive sans apparence qui se trouvait à un festin de noces, faisait les frais de la fête, non seulement comme s’il eût été «l’époux», mais comme le Créateur de tout ce qui y était servi. Là encore, «il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui».
Il est aussi écrit de lui: «Il ne contestera pas et ne criera pas; et personne n’entendra sa voix dans les rues»; il ne voulait pas briser le roseau froissé, mais plutôt se retirer. Et c’était parce qu’il avait pris «la forme de serviteur», comme le dit le passage de l’Écriture que cite l’évangile: «Voici mon serviteur que j’ai élu» (Matthieu 12).

Tous ces incidents montrent d’une manière significative quelle était sa voie. «Montre-nous un signe du ciel», disaient les pharisiens (Matt. 16). C’était une nouvelle tentation placée devant lui pour l’engager à s’élever lui-même, comme lorsque Satan cherchait à lui persuader de se précipiter du haut du temple, ou lorsque les siens lui disaient: «Montre-toi au monde toi-même». Mais que répond le parfait serviteur? Il ne sera pas donné d’autre signe que celui de Jonas — un signe d’humiliation, un signe que le monde et le prince de ce monde remporteraient en apparence et pour un moment, un avantage sur lui, au lieu d’un signe qui aurait frappé de terreur et réduit au silence le monde forcé de se soumettre à lui.

Elles sont d’une excellence et d’une beauté exquises, ces traces du parfait serviteur de Dieu. David et Paul se tenant, pour ainsi dire, de chaque côté de sa Personne, comme Moïse et Élie sur la sainte montagne, reflètent l’image de Celui qui, comme serviteur, se cachait lui-même. David avait frappé le lion et l’ours, et Paul fut ravi au troisième ciel — mais ni l’un ni l’autre ne parlèrent de ces faits. Ces actes étaient de brillants reflets du parfait serviteur. Mais David et Paul comme d’autres mentionnés dans l’Écriture, ou ceux que nous rencontrons parmi les saints, sont trop loin du grand Modèle pour que nous puissions le mesurer. Il cachait «la forme de Dieu» sous «la forme d’esclave». C’est lui qui avait été la force de David quand celui-ci frappa le lion et l’ours, et il était le Seigneur de ce ciel où Paul fut ravi, mais il était ici-bas sous la forme de quelqu’un qui n’avait pas «où reposer sa tête».
Il en est de même au sommet, puis au pied de la sainte montagne. Au sommet, durant un moment fugitif, il se montre à ses élus comme le Seigneur de gloire. Redescendu dans la plaine, il était seulement Yeshoua, défendant à ses disciples de dire à personne la vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme eût été ressuscité d’entre les morts (Matt. 17).

Observez-le encore dans la nacelle sur le lac durant l’orage. Il était là comme un travailleur fatigué auquel le sommeil était doux. Telle était la forme dans laquelle il se manifestait. Mais sous ce voile était «la forme de Dieu». Il se lève, et comme Celui «qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains, et qui a serré les eaux dans un manteau» (Prov. 30:4), il reprend le vent, et dit à la mer: «Fais silence, tais-toi!» (Marc 4).
C’est dans les pleines et diverses gloires du Jéhovah d’Israël, que notre Yeshoua passe parfois devant nous. Autrefois, le Dieu d’Israël avait commandé aux créatures du grand abîme, et «un grand poisson» avait été préparé pour engloutir Jonas, et être pour lui un tombeau pendant le temps fixé. De même, en son temps, Yeshoua se montra le Seigneur de «cette mer grande et vaste» et de tout ce qu’elle contient, et commanda à une multitude de poissons de se rassembler dans le filet de Pierre (Luc 5). «Les animaux, les petits avec les grands», qui s’ébattent dans les eaux, reconnaissaient dans les premiers temps comme dans de plus rapprochés, la voix de Jéhovah — Yeshoua.

Ainsi le Dieu d’Israël, comme Seigneur de tout ce que la terre aussi bien que la mer contiennent, se servit facilement d’une ânesse muette pour réprimer la folie du prophète. Et il se montre encore plus dans ce caractère, lorsque l’arche dut être ramenée du pays des Philistins. Le Dieu d’Israël fit éclater sa puissance sur ce que la nature a de plus fort, en obligeant les jeunes vaches attelées au char qui portait l’arche, à se diriger, sans se détourner ni à droite ni à gauche, vers Beth-Shémesh sur les frontières d’Israël, en dépit des fortes résistances de tous leurs instincts naturels.
Plus tard, le Seigneur Yeshoua agit en affirmant de la manière la plus frappante la même gloire et la même puissance du Dieu d’Israël. Lui, la vraie arche, avait aussi à retourner en son lieu, Le moment vint, dans la suite de son histoire, où, comme l’arche aux jours de Samuel, il devait être transporté de la place où il était dans ce monde. Il avait à visiter Yeroushalaïm entouré de sa gloire. Il était nécessaire que, comme Roi de Sion, il entrât dans la cité royale, et il prend un ânon, le petit d’une ânesse, pour lui rendre ce service. Il le fait, dans la conscience de sa dignité et de ses droits comme Seigneur de toute la terre. Le possesseur de l’ânon écoute ce message: «Le Seigneur en a besoin», et contrairement à la nature, en opposition à tout ce que le coeur de l’homme aurait pu dire touchant son droit, «il l’envoie aussitôt».

Ainsi Yeshoua brillait de la gloire qui caractérisait le Dieu d’Israël. Le voile pouvait être épais et il l’était. C’était Yeshoua de Nazareth, le charpentier, le fils du charpentier (Matt. 13:55; Marc 6:3), mais si épais que fût le voile, la gloire qu’il couvrait était infinie. C’était la gloire de Jéhovah dans toute sa plénitude, toute la divine splendeur que ses rayons brillants venaient affirmer et exprimer. «Il n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu», bien qu’il se soit «anéanti lui-même». La foi saisit cette gloire voilée, et le coeur la garde et l’entoure comme d’une muraille de feu. «Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu? Qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains? Qui a serré les eaux dans un manteau? Qui a établi toutes les bornes de la terre? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils, si tu le sais?» (Prov. 30:4). Nous n’essaierons pas de le dire — mais comme Moïse, tandis que Yeshoua passe, nous nous prosternerons et adorerons (Ex. 34).

Qu’ils sont beaux ces exemples dans lesquels l’Écriture nous montre la forme d’esclave cachant la gloire de Dieu! Ils ont le même caractère et la même signification, j’ose le dire, ces cas dans lesquels il semble s’abriter du danger, ou mettre en sûreté sa vie. Et c’est toujours pour l’âme une tâche précieuse et bénie de découvrir ainsi sa beauté et sa gloire cachées aux yeux des hommes. Mais plusieurs qui, à aucun prix, ne voudraient ternir sa gloire, sont encore inaptes à la saisir, et souvent se trompent sur la manière dont elle se manifeste, ou sur la forme qu’elle prend.
Le Fils vint dans le monde en contraste complet avec l’homme qui est encore à venir, et devant lequel, comme il est écrit, «la terre tout entière sera dans l’admiration» (Apoc. 13:3). Yeshoua aussi le dit lui-même: «Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez». En accord avec ce principe, quand sa vie était menacée, il n’étonnait pas le monde par quelque acte qui commandât l’admiration: au contraire. Il s’était anéanti lui-même. Il ne voulait être ni quelqu’un ni quelque chose. Il refusait absolument d’être grand aux yeux des hommes — admirable et glorieux contraste avec celui «dont la plaie mortelle avait été guérie», de sorte que toute la terre frappée d’étonnement l’adorait, et dont l’image avait reçu la vie et la parole, afin que tous, petits et grands, reçussent sa marque sur leur front.

Le Fils de Dieu offrait un parfait contraste avec tout cela. Il vint au nom de son Père, et pas en son propre nom. Il avait la vie en lui-même. Il était égal à Dieu, duquel il est écrit «qu’il possède seul l’immortalité», mais il cachait cette splendeur de la gloire divine sous la forme de quelqu’un qui semblait protéger sa vie par les moyens les plus ordinaires et les plus méprisés. Cette pensée nous serait précieuse, si nous avions seulement des coeurs disposés à adorer. Celui qui viendra bientôt en son propre nom pourra recevoir par l’épée une blessure mortelle et cependant vivre, de sorte que le monde en sera dans l’étonnement, mais le Fils de Dieu fuit en Égypte.
Manquerions-nous d’intelligence spirituelle au point de ne pas voir de telles choses? La vue de sa gloire est-elle tellement voilée qu’elle doive nous être imposée? S’il en est ainsi, que le Seigneur veuille nous supporter, et qu’il daigne nous donner de la voir. Car sous ce voile se trouve une gloire qui, semblable aux flammes de la fournaise des Chaldéens, aurait pu détruire en un instant tous ses ennemis. En effet, à la fin, quand le moment fut venu, la puissance des ténèbres devait avoir son heure, les serviteurs de cette puissance, en présence de la gloire du Seigneur, «reculèrent et tombèrent par terre», nous montrant que, si Yeshoua fut saisi par eux, il était un captif entièrement volontaire, de même que plus tard il fut une victime volontaire (*).

(*) Lorsque je me rappelle qui il était — la semence de la femme, le Fils de Dieu, Dieu manifesté en chair, quand je me rappelle aussi que la mort, sous quelque forme qu’elle se présentât, n’avait aucun droit sur lui, je ne puis avoir d’autre pensée que celle-ci qu’il était une victime volontaire. Envisagé comme étant dans la chair et le sang qu’il avait pris, la mort n’avait aucun droit, parce qu’en lui, il n’y avait point de péché; envisagé dans sa Personne, la mort ne pouvait pas le toucher, à moins qu’il ne la rencontrât selon l’alliance éternelle. Ainsi l’âme se refuse absolument à admettre la pensée qu’il sauvait sa vie dans le sens ordinaire du mot.
En rapport avec ce que je viens de dire, contemplons-le dans l’occasion à laquelle j’ai déjà fait allusion (Matt. 12:14-15). Le Seigneur craignait-il en ce moment la colère des pharisiens, et croyait-il devoir mettre sa vie en sûreté? Je ne le pense pas. Il prenait une position qui convenait parfaitement au sentier admirable qu’il suivait comme serviteur, ne cherchant point à s’acquérir un nom honoré dans le monde, mais, à travers l’humiliation et la mort, un nom tel que les gentils pussent se confier en lui, et que les pauvres pécheurs fussent sauvés par la foi en ce nom.

Considérez-le dans un autre moment, quand l’épée d’un Hérode le menaçait une seconde fois. Comment le Seigneur agit-il devant ce danger et le domine-t-il? C’est dans la conscience que, en dépit de toute la ruse du roi, et dût Hérode y a jouter la violence, lui, Yeshoua, suivrait jusqu’au bout le chemin qui lui était tracé, accomplirait son oeuvre, puis serait consommé. Et cette consommation dont il parle, devait venir, nous le savons, non du fait qu’Hérode ou les Juifs l’auraient emporté sur lui, mais de ce qu’il se livrerait lui-même pour devenir le chef de notre salut et serait «consommé par les souffrances». Et dans la même occasion, le Seigneur dit que, bien que comme prophète, il dût mourir à Yeroushalaïm, c’était afin que Yeroushalaïm comblât la mesure de ses péchés, car il était le Dieu de Yeroushalaïm qui, pendant tant de siècles de patience et d’amour l’avait supportée, avait plaidé avec elle, mais qui bientôt, exerçant le jugement, la laisserait désolée (Luc 13:31-35).
Je le répète: que de gloires étaient voilées sous l’humble forme de Celui que menaçait la colère d’un roi, et qui avait à rencontrer le mépris et l’inimitié de son peuple!
Je voudrais encore relever un ou deux incidents plus frappants que ces derniers. Considérons le Seigneur dans sa propre ville, aux premiers jours de son ministère. Nous y voyons le même grand principe. Pour moi, le bord escarpé de la montagne sur laquelle Nazareth était bâtie n’est pas un lieu où la vie de Yeshoua fût en danger, mais ce que le faîte du temple avait été pour lui (Voy. Luc 4:9, 29). Le diable n’avait pas la pensée que le Seigneur se donnerait la mort en se précipitant, du haut du temple. Il le tentait comme autrefois il avait tenté la femme dans le jardin. Il voulait l’induire à se glorifier lui-même, et, si j’ose dire ainsi, à se faire semblable à Dieu, comme il l’avait dit à Ève. Il cherchait à corrompre en Mashiah les sources secrètes, comme il l’avait fait en Adam, et à mettre en mouvement un des principaux ressorts — «l’orgueil de la vie». Mais Yeshoua garda la forme de serviteur. Il ne voulut pas se précipiter lui-même, mais rappela avec soumission cette parole: «Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu».

Il en fut ainsi sur la montagne de Nazareth. Le lieu d’où l’on voulait précipiter Yeshoua n’était pas plus élevé que le faîte du temple. Yeshoua ne courait pas plus de danger en un endroit que dans l’autre. Il serait arrivé sain et sauf au pied de la montagne comme au bas du temple. Mais comment aurait été accomplie l’Écriture qui annonce qu’il ne chercherait point sa gloire? Lui donc, «passant au milieu d’eux, s’en alla». Il se retira sans être remarqué ni connu, restant sous sa forme de serviteur, et manifestant sa grâce dans les pensées de ses saints.

Nous n’osons pas dire qu’il sauva ainsi sa vie. Une telle pensée est contraire à la gloire de sa personne, «Dieu manifesté en chair». Dans les jours de sa chair, Yeshoua était constamment rafraîchi dans son coeur, lorsque la foi découvrait sa gloire cachée sous le voile. Quand le Fils de David, ou le Fils de Dieu, ou le Jéhovah d’Israël, ou le Créateur du monde, était discerné par la foi sous la forme de Yeshoua de Nazareth, Yeshoua se réjouissait en esprit. Et maintenant aussi, nous pouvons le dire, lorsqu’il est présenté de nouveau à nos pensées sous la forme de serviteur, il se réjouit dans les saints contemplant sa gloire derrière le nuage.

La «fuite» en Égypte, comme nous pouvons la nommer, pendant les jours du jeune enfant de Bethléhem, est un incident d’une beauté spéciale. Nous nous rappelons qu’au temps de Moïse, les enfants d’Israël en Égypte étaient comme un buisson au milieu du feu; mais à cause de la sympathie et de la présence du Dieu de leurs pères, le buisson n’était pas, consumé. Jéhovah était au-dessus du Pharaon; celui-ci aurait voulu détruire le peuple, mais Jéhovah le gardait et le faisait multiplier au coeur même du pays du Pharaon. Et cela s’opérait «non par force, ni par pouvoir», car Israël ne valait pas plus qu’un buisson, un buisson de ronces, qu’une étincelle aurait consumé. Mais le Fils de Dieu était dans le buisson. C’était là le secret. Il était avec Israël en Égypte, comme plus tard dans la fournaise avec Shadrac, Méshac et Abed-Nego, et, bien que le buisson fût en feu, et que la fournaise fût chauffée sept fois plus qu’à l’ordinaire, l’odeur du feu n’avait point passé sur eux.
«Grande vision», en effet, que celle que Moïse contempla — le buisson en feu qui ne se consumait pas — vision telle qu’il se détourna pour la voir. Et nous pouvons encore, dans le même esprit que Moïse, nous détourner et visiter le même lieu. Lisons Ex. 1-15, et regardons encore cette vision merveilleuse; comment le buisson était en feu sans être consumé, comment ce faible buisson d’Israël fut gardé sain et sauf au milieu de la fournaise d’Égypte, parce que le Fils de Dieu était là.
Que l’ardeur du feu fût augmentée de plus en plus, il ne pouvait l’emporter. Et comment enfin Israël quitta-t-il l’Égypte? De la même manière que les trois jeunes hommes sortirent de la fournaise que Nebucadnetsar avait fait chauffer. Ce fut en triomphe, sans que rien fût brûlé, sinon les liens qui les enchaînaient. Pharaon et son armée périrent dans la mer Rouge, tandis qu’Israël en sortait sous la bannière de l’Éternel.
Mais Israël en Égypte jouissant des sympathies du Fils de Dieu, était-il plus en sécurité que Yeshoua, «Dieu manifesté en chair?» Le buisson israélite aurait-il été à l’épreuve de la fournaise d’Égypte, et la chair de Yeshoua dans son humiliation, lorsque Dieu lui-même était manifesté dans cette chair, n’aurait-elle pas été inattaquable, malgré l’inimitié complète de l’homme, la haine d’un roi, l’envie des scribes et la rage de la multitude? Tout le mystère du buisson en feu et non consumé, est là. Israël ne pouvait pas souffrir au delà de ce que Dieu avait prescrit, à cause des sympathies du Fils de Dieu; Yeshoua ne pouvait pas être touché au delà de ce qu’il voulait, parce qu’il était l’incarnation du Fils de Dieu.

«J’ai appelé mon Fils hors d’Égypte», était vrai de Yeshoua comme d’Israël. Yeshoua et Israël étaient, chacun dans leur jour, des buissons en feu mais non consumés — faibles en apparence et au jugement des hommes, mais inattaquables. Tous deux eurent leurs douleurs dans cette Égypte du monde, mais leur vie est à l’abri de toute atteinte; Israël à cause des sympathies dont il jouissait, Yeshoua à cause de ce qu’il était dans sa Personne.
Était-ce donc pour sauver sa vie que le petit enfant fut conduit en Égypte? Israël autrefois quitta-t-il l’Égypte pour échapper à la mort? Shadrac et ses compagnons sortirent-ils de la fournaise pour que leur vie fût à l’abri? La vie d’Israël était en sûreté en Égypte comme hors d’Égypte. Les trois jeunes gens juifs étaient aussi peu touchés par le feu dans la fournaise que dehors. Israël quitta l’Égypte pour rendre témoignage à la gloire de Jéhovah, son Sauveur, il en fut de même des trois jeunes hommes en Chaldée; et de la même manière, et pour la même fin, le petit enfant fut conduit hors de la Judée loin de la colère du roi Hérode. Le Fils de Dieu avait pris la forme de serviteur. Il n’était pas venu en son propre nom, mais au nom de son Père. Il s’était anéanti lui-même, il avait pris cette humble forme d’esclave, et c’est comme tel qu’il commença sa course, tandis qu’il était encore «petit enfant». Il fut ainsi, parmi d’autres humiliations, obéissant même jusqu’à fuir en Égypte, comme pour sauver sa vie de la colère du roi, et c’était pour la gloire de Celui qui l’avait envoyé.

Nous devons être attentifs à ne pas prendre occasion de ces exemples de sa vie de parfait serviteur, pour déprécier sa Personne. Il était inattaquable. Jusqu’à ce que son heure fût venue et qu’il fût prêt à se livrer lui-même, les capitaines et leurs cinquantaines devaient tomber avant de pouvoir le saisir; mais lui, avant cette heure, il s’abaissait, et s’abaissait encore, allant en Égypte dans une occasion, et ensuite d’un village à un autre, — Fils de l’homme, méprisé et rejeté.
Traiterons-nous avec un esprit insouciant et léger ce mystère de l’assujettissement volontaire du Fils de Dieu? Lèverons-nous avec irrévérence le voile qui le couvre? Et c’est ce que l’on ferait si l’on voulait se servir des exemples que j’ai cités et d’autres semblables, pour démontrer que la condition de chair et de sang que le Seigneur avait prise, était assujettie à la mort. Ce serait vouloir lever le voile d’une main irrespectueuse et inhabile. Et ce serait plus encore. Nous lui porterions un double déshonneur. Nous déprécierions sa Personne dans des actes qui manifestent sa grâce et son amour infinis pour nous, son assujettissement et son dévouement à Dieu.

On dit cependant de nos jours que la nature, ou la violence, ou un accident, auraient pu porter atteinte à la vie du Seigneur Yeshoua, et causer sa mort comme à nous. Une telle pensée, je le demande, ne rattache-t-elle pas le péché à sa Personne? On dira que ce n’est pas ce que l’on entend. C’est possible, mais en réalité, ce n’est pas autre chose, car dans l’histoire de l’homme que trace l’Écriture inspirée (et notre sagesse ne doit pas aller au delà de ce qui est écrit), la mort ne s’attache à lui que par le péché. Si la chair et le sang dans la Personne de Yeshoua étaient exposés à mourir, ou si, par leur nature et leur condition, ils étaient sujets à la mort (sauf lorsque, dans sa grâce, il s’est livré lui-même), ne seraient-ils pas rattachés au péché? Est-ce ainsi que Mashiah est devant l’âme? Cette suggestion le traite comme quelqu’un qui est exposé à mourir. Il n’aurait alors jamais pu entreprendre d’accomplir tout ce que comporte la forme de serviteur — l’obéissance jusqu’à la mort. À part ce qu’il avait entrepris dans ce caractère de serviteur, il n’était assujetti à rien.

Il y a, dans la pensée que nous combattons, quelque chose qui fait craindre que «les portes du hadès» ne tentent de nouveau d’assaillir le Roc sur lequel l’Église est fondée, je veux dire la Personne du Fils de Dieu. Et si l’on cherche à la justifier sous le prétexte que l’on a voulu faire ainsi ressortir la réelle humanité du Seigneur, l’excuse elle-même doit d’autant plus éveiller nos soupçons. Est-ce simplement l’humanité que j’ai dans la Personne de Mashiah? N’est-ce pas infiniment plus, savoir Dieu manifesté en chair? Il ne pourrait être mon Sauveur à moi, s’il n’était pas le compagnon de Jéhovah. Chaque créature doit au Créateur tout ce qu’elle peut lui rendre. Celui-là seul qui ne regardait pas «comme un objet à ravir d’être égal à Dieu», a pu prendre la forme de serviteur — tout autre est déjà serviteur, ainsi que nous l’avons dit. Aucune créature ne peut sans rébellion vouloir faire au delà de ce qu’elle est obligée de faire. Personne n’était qualifié pour être garant de l’homme, si ce n’est Celui qui, sans prétention, revendiquait le droit d’être égal à Dieu et par conséquent d’être indépendant.
La vraie humanité en Adam était susceptible de pécher; le fait le prouve. Nous pouvons affirmer avec plus de certitude qu’Adam avait la capacité de pécher que la capacité de mourir. Son histoire démontre la première chose, mais ne nous permet pas d’affirmer la seconde, car il nous est dit que la mort est entrée par le péché. Par nature, il y avait en lui la capacité de pécher mais il ne nous est pas dit qu’il y eût la capacité de mourir.

Si donc quelqu’un, pour démontrer la vraie humanité de Mashiah, voulait suggérer qu’il y avait en lui la capacité ou la possibilité de pécher, que lui dirions-nous? Je laisse la réponse à ceux qui connaissent Yeshoua. Soyons sûrs que le diable est derrière tous ces assauts contre le Roc de l’Église, qui est la Personne du Fils de Dieu (Matt. 16:18). Car son oeuvre, son témoignage, ses souffrances, sa mort même, ne seraient absolument rien pour nous, s’il n’était pas Dieu. Sa Personne donne sa valeur à son sacrifice, et c’est ainsi qu’elle est notre Rocher. Ce fut une confession de sa Personne, faite par un disciple qui, à ce moment, était ignorant de son oeuvre et de son sacrifice, qui conduisit le Fils de Dieu à parler de lui-même comme du Roc sur lequel son Assemblée serait bâtie, et aussi à annoncer cette vérité ou ce mystère contre lequel les portes du hadès, la force et la subtilité, devaient déployer tous leurs efforts. C’est ce qui eut lieu dès le commencement, et ce qui a encore lieu maintenant. La pleine gloire de «Dieu manifesté en chair», a été, dans les temps passés, obscurcie par les Ariens et les Sociniens, au moyen de raisonnements plus ou moins spécieux et faux. Plus récemment, la nature morale de l’homme Mashiah Yeshoua, «sur toutes choses, Dieu béni éternellement», a été assaillie par l’Irvingisme, ternie et souillée autant que la pensée mauvaise de l’homme pouvait le faire. Plus récemment encore, les relations dans lesquelles Yeshoua se trouve auprès de Dieu, et les expériences d’âme par lesquelles il fut exercé, ont été l’objet des spéculations de l’esprit humain, et maintenant, sa chair et son sang, le «temple de son corps», a été profané. Mais il est aisé de voir dans toutes ces attaques le même dessein — celui de déprécier la gloire du Fils de Dieu. D’où vient cela? Nous le savons. Et d’où viennent l’énergie et la puissance qui s’y opposent? Le Père est jaloux de la gloire de son Fils; il la maintient contre tout ce qui tend à la déprécier, que les attaques soient grossières ou subtiles. Lisez, bien-aimés, les paroles du Seigneur aux Juifs dans le chap. 5 de Yohanan. Là est découvert ce secret, que bien que le Fils se soit abaissé lui-même, et, comme il le dit, ne puisse «rien faire de lui-même», le Père veille à ce que par là, il ne soit en rien déshonoré, ni déprécié — il veille sur les droits, sur tous les droits divins du Fils, et le déclare par ces paroles qui dénotent son soin jaloux pour la gloire de son Bien-aimé: «Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé».

La patience dans l’enseignement, la patience envers ceux qui sont simplement ignorants est assurément la voie divine, la voie de l’Esprit de grâce. C’est celle que suivait lui-même le Seigneur: «Je suis depuis si longtemps avec vous et tu ne m’as pas connu, Philippe?» disait-il. Mais permettre ou tolérer la moindre chose qui porte atteinte à Mashiah, n’est pas cette voie divine. Les écrits de Yohanan nous le prouvent — ils sont la portion la plus solennelle des oracles de Dieu si particulière et précieuse à la fois, parce qu’elle traite de la gloire personnelle du Fils. Et ils me semblent montrer que ceux qui voudraient souiller cette gloire, ou qui seraient insoucieux de la maintenir, n’ont à attendre que peu de miséricorde, si même aucune.

J’ajouterai que d’autres faits dans l’histoire du Seigneur, tels que la faim, la soif et la fatigue, ne peuvent être allégués pour soutenir la pensée que, dans la chair et le sang auxquels il participait, il fut sujet à la mort. Le Fils de Dieu, Dieu manifesté en chair, n’était exposé à rien. Aucune chose en dehors du jardin d’Éden n’était sa portion. Il avait soif et était fatigué lorsqu’il s’assit au puits de Sichar. Il dormait dans la nacelle après une journée de service pénible. Mais tout ce qu’il connut de ces choses, dans ce lieu de ronces et d’épines, de douleurs, de peines et de labeurs, il le connut et l’endura seulement pour accomplir ce qui convenait à la forme de serviteur qu’il avait prise.

Quand les Juifs s’adressaient à lui, l’Homme de douleurs, il leur apparaissait comme âgé de près de cinquante ans. Ce que j’apprends de ce fait, c’est seulement combien il avait supporté de labeurs dans le service qu’il accomplissait pour notre bénédiction et pour la gloire de son Père. J’y vois la réalisation de ce qui est écrit: «Son visage était défait plus que celui d’aucun homme», à cause de tout ce qu’il endura pour nous et de la contradiction des pécheurs, mais non pas, dans la moindre mesure, l’effet du déclin causé par l’âge, comme si ce déclin pouvait s’attacher à lui.
Les Juifs sont plus d’une fois, dans l’Écriture, accusés d’avoir été ses meurtriers (Act. 2:36; 3:15; 7:62), et c’est avec justice. Nous sommes tous sous la même condamnation. C’est le crime de meurtre qui pèse sur nous. Dans un sens entièrement judiciaire, ils livrèrent et mirent à mort le Juste; ils furent ses meurtriers. Et cependant, si étrange que cela semble à la raison, ce que nous lisons est parfait aux yeux de la foi: «Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre: j’ai reçu ce commandement de mon Père». Il était libre et cependant assujetti à un commandement. Chose étrange, je le répète, pour la raison et l’incrédulité, mais parfaite pour la foi.

Le Fils de Dieu mourut sur la croix, ou les mains iniques de l’homme l’avaient cloué, et selon le dessein éternel et la grâce de Dieu. C’est là qu’il mourut, et il mourut parce qu’il était là. L’Agneau fut immolé. Qui voudrait contredire ce fait? Des mains iniques l’ont mis à mort, et Dieu s’est pourvu de lui comme d’un Agneau pour son autel. Qui oserait toucher à un mystère si précieux et si nécessaire pour nous? Et cependant l’Agneau s’est livré lui-même en sacrifice. Ce ne furent ni l’épuisement causé par les souffrances, ni les douleurs de la crucifixion qui amenèrent sa mort. Il laissa sa vie de lui-même. En signe qu’il était en pleine possession de la vie qu’il laissait, — «il cria d’une forte voix», puis «rendit l’esprit». Le récit ne nous permet pas d’avoir une autre pensée, ni, ajouterai-je, les affections des saints qui l’adorent. Pilate s’étonna qu’il fût déjà mort; il avait peine à le croire et eut à s’en assurer. Le temps qui s’était écoulé depuis la crucifixion n’était pas suffisant pour avoir amené la mort; aussi les jambes des deux autres crucifiés avec Yeshoua, furent-elles brisées. Mais lui était déjà mort. Pilate dut faire une enquête et s’en assurer par des témoins oculaires. La vérité que nous maintenons interprète ainsi seule le sens strict et littéral du récit. Nos âmes devraient bénir Dieu de nous avoir présenté un tel tableau de son Agneau immolé, de notre Sauveur crucifié par des meurtriers, et mourant pour nous. Mettons-nous de côté le récit qui nous le montre comme l’Agneau immolé, ou faisons-nous taire le cantique qui, dans le ciel, célèbre ce mystère, lorsque nous disons que l’Agneau immolé a laissé de lui-même sa vie? L’histoire du Calvaire qu’a tracée le Saint Esprit affirme cette pensée; ce que nous soutenons interprète seul le récit strict des faits. Yeshoua était libre et cependant assujetti à un commandement. La foi saisit tout cela. Et selon ce mystère, quand l’heure fut venue, comme nous le lisons: «Ayant baissé la tête, il remit son esprit» (Yohanan 19:30). Il reconnaissait le commandement qu’il avait reçu, et cependant de lui-même il donnait sa vie; obéissant jusqu’à la mort, c’était cependant lui qui laissait sa vie.

La foi n’a aucune difficulté à comprendre ces choses — et même elle saisit que c’est en cela seul que consiste le vrai et parfait mystère. Il mourut selon les conseils éternels, auxquels il se soumit volontairement, étant le «Compagnon» de «l’Éternel des armées».
Mais, ainsi que nous l’avons déjà dit à sa louange, le Fils de Dieu sur la terre cachait toujours sa gloire — la forme de Dieu — sous la forme de serviteur. Sa gloire avait été reconnue dans toutes les sphères de la domination de Dieu. Les démons, les corps et les âmes des hommes, la mort et le sépulcre, les bêtes des champs et les poissons de la mer, le blé et le vin, reconnaissaient sa puissance. Lui seul, si j’ose le dire, n’y prétendait pas, car son sentier ici-bas était de voiler sa gloire. Il était «le Seigneur de la moisson», mais il se montrait comme un des ouvriers dans le champ; il était le Dieu du temple, et le Seigneur du sabbat, mais se soumettait aux attaques et aux défis d’un monde incrédule.

Tel était le voile ou la nuée sous lesquels sa gloire se retirait. Et c’est ainsi, comme nous l’avons déjà dit, qu’il agissait dans les diverses occasions où sa vie était menacée. Sous des formes méprisées, il cachait sa grandeur. Parfois, la faveur du commun peuple le mettait à l’abri (Marc 11:32; 12:12; Luc 20:19); d’autres fois, il se retirait lui-même, ou d’une manière ordinaire ou d’une manière plus miraculeuse (Luc 4:30; Yohanan 8:59; 10:39), d’autres fois encore, l’ennemi ne pouvait mettre la main sur lui, parce que son heure n’était pas venue (Yohanan 7:30; 8:20); et dans une occasion remarquable, comme nous l’avons vu, la fuite en Égypte l’éloigna de la colère d’un roi qui cherchait sa vie.

En toutes ces choses, du commencement à la fin, ce que nous voyons, c’est le Seigneur de gloire s’effaçant comme quelqu’un qui vient au nom d’un autre, et non en son propre nom. Toutefois il était «le Seigneur de gloire» et «le Prince de la vie». Il était un captif volontaire, ainsi que nous l’avons remarqué, et tout à la fin, il fut une victime volontaire. «Il a donné sa vie en rançon pour plusieurs» (*)
(*) Le Fils s’est placé lui-même sous le commandement du Père, en vue de la gloire de Dieu dans notre salut (Yohanan 10:18; 12:49), et maintenant le Père nous donne un commandement: c’est de rendre tout honneur divin au Fils; en d’autres termes, de marcher dans la vérité de sa Personne (Yohanan 5:23; 1 Yohanan 3:23; 2 Yohanan 4-6).

En d’autres jours, l’arche de l’Éternel était tombée entre les mains des ennemis. Elle fut prise par les Philistins à la bataille d’Ében-Ézer. Là, Dieu «livra à la captivité sa force, et sa magnificence dans les mains de l’ennemi», mais elle était inattaquable. En apparence, c’était une chose faible, faite de bois et d’or; mais sa présence troublait les incirconcis et frappait leurs dieux, leurs personnes et leurs terres. Elle était toute seule, sans aide aucune, au milieu d’ennemis enivrés de leur victoire; pourquoi donc ne la mirent-ils pas en pièces? L’écraser contre une pierre semblait chose facile, et elle eût été détruite. Elle les gênait, et semblait pourtant à leur merci. Pourquoi donc ne pas s’en débarrasser? Ils ne le pouvaient pas. L’arche parmi les Philistins était un autre buisson dans les flammes et qui ne se consumait pas. Elle semblait être à la merci des incirconcis, mais elle était inattaquable. Les Philistins pouvaient l’envoyer d’Asdod à Gath, et de Gath à Ékron; mais aucune main ne pouvait la toucher pour la détruire (Voyez 1 Sam. 4-6) (*)

Il en était ainsi de la vraie arche — du Fils de Dieu, Dieu manifesté en chair. Il pouvait être comme le jouet des incirconcis pendant un temps, Pilate l’envoyant à Hérode, et Anne à Caïphe; la multitude le conduisant à Pilate, et Pilate le livrant à la multitude; mais sa vie était en dehors de leur atteinte. Il était le Fils de Dieu, et bien que manifesté en chair, il était toujours le Fils comme dans l’éternité. Par quelques douleurs qu’il eût passé, quelques fatigues qu’il eût endurées, la faim, la soif, les labeurs, en toutes ces choses il accomplissait ce qui convenait à la forme de serviteur qu’il avait prise. Mais il était le Fils qui avait «la vie en lui-même», l’arche inviolable, le buisson ne pouvant être consumé, même au milieu des flammes dévorantes de la haine sans mélange du monde. Tel était le mystère.
Mais en disant cela, en continuant cette méditation avec quelque satisfaction dans mon âme et aussi quelque profit, j’en ai la confiance, il n’y a rien que j’aimerais autant que d’éprouver les sentiments de tout vrai Israélite, au jour où l’arche de Dieu revint du pays des Philistins. Il aurait eu le coeur rempli de joie et d’adoration; il aurait mis tous ses soins à s’assurer que ce grand événement avait eu lieu, en effet, même s’il eût vécu loin de la scène. Comme tout Israélite, de quelque tribu qu’il fût, ce fait le concernait profondément — que l’arche eût été délivrée, qu’elle ne fût plus maniée par les mains des incirconcis, ni envoyée par eux d’une de leurs cités à une autre. Mais une fois convaincu de cela, il devait veiller à ne pas la toucher, à ne pas regarder dedans, de peur de pécher comme les Bethshémites, lorsqu’elle fut revenue de chez les Philistins.

Nous devons, j’en ai la ferme conviction, repousser ces pensées sur la condition mortelle du corps de notre précieux Seigneur. Toutes ces paroles et ces spéculations ressemblent à la manière profane dont les mains des Philistins incirconcis se portaient sur l’arche. Et nous avons à montrer l’erreur de ces pensées, en même temps que leur irrévérence. Rien que la pleine délivrance de l’arche des mains des ennemis, et son retour vers nous, ne doit nous satisfaire. Mais un autre devoir nous incombe. Nous n’avons pas à la manier, ou à la scruter, comme si c’était un objet ordinaire. Nous ne devons pas nous étendre en paroles à cet égard, car «dans la multitude des paroles la transgression ne manque pas». On ne doit se permettre aucune considération d’ordre physique sur un tel sujet, quand même elle serait saine et ne pourrait être contredite. Ce n’est point là la voie de l’Esprit de Dieu, ni de sa sagesse. Le corps du Seigneur était un temple, et il est écrit: «Vous révérerez mon sanctuaire: moi, je suis l’Éternel».

Si quelqu’un refusait de suivre ces spéculations, et au lieu d’y répondre, les repoussait, je n’aurais rien à dire. Il peut y avoir chez plus d’une âme un saint sentiment qui la porte à refuser de s’ingérer dans ce qui doit toujours être au-dessus de nous, au delà de la portée de qui que ce soit, et de ce que l’Écriture présente. Je me rappelle les paroles: «Ne réponds pas au sot selon sa folie, de peur que toi aussi, tu ne lui ressembles». Mais ces spéculations sur la Personne du Fils de Dieu tirent leur origine d’autre part. L’arche est tombée en des mains incirconcises, et ce que j’ai pris sur moi d’écrire, est un essai de la recouvrer. Mon désir est de la faire descendre, avec tout le respect et la sainteté qui conviennent à l’âme en accomplissant ce service, du «chariot neuf» où la pensée humaine l’a placée (1 Chr. 13:7).

J’ajouterai que toute la question actuelle peut profiter à l’âme. Quelque repoussante que fût la carcasse du lion, elle dut fournir autrefois du miel, agréable au goût et propre à nourrir (Juges 14). Paul eut à s’occuper de la tâche pénible de défendre la doctrine de la résurrection contre plusieurs d’entre les saints à Corinthe; mais comme de la carcasse du lion, il en sortit une nourriture salutaire. Car non seulement il présente la défense de la doctrine elle-même, mais devant son âme se déroulent les diverses gloires qui appartiennent à ce mystère. Il lui est donné par l’Esprit de voir la résurrection dans son ordre, ou à ses différentes époques, l’intervalle qui les sépare, et ce qui se fait dans chacune d’elles, selon les dispensations divines, la scène qui doit succéder à la dernière de ces époques, et aussi la grande ère de la résurrection des saints dans toute sa puissance et sa magnificence, avec le cri de triomphe qui l’accompagne (1 Cor. 15). Là était le miel, et encore du miel tiré de la carcasse d’un lion, car telle est la controverse entre frères.
Mais comme il est écrit (car il en est encore ainsi, dans la grâce abondante et invariable de Dieu): « De celui qui dévorait est procédée la nourriture, et du fort est sortie la douceur».

«Non point à nous, ô Éternel, non point à nous, mais à ton nom donne gloire, ni cause de ta bonté, à cause de ta vérité».
Revenir en haut
Skype
nathent
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 23 Oct - 12:45 (2010)    Sujet du message: Re: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

shmouel a écrit:
voici la premiere partie de 6 parties d'une etude sur le fils de D.ieu.cette etude n'est pas de moi ,mais de freres en yeshoua qui me sont chers.


En effet cette étude est de  John Gifford Bellett 1795-1864.
Revenir en haut
shmouel


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 696
Masculin

MessagePosté le: Dim 24 Oct - 08:09 (2010)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu Répondre en citant

exact.!etudes magnifiques ,encore de l'ancien temps ou la profondeur se trouve.
de la viande et non pas du lait
Revenir en haut
Skype
shmouel


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 696
Masculin

MessagePosté le: Dim 31 Oct - 18:28 (2010)    Sujet du message: le fils de D.ieu partie 3-sa dependance Répondre en citant

                CHAPITRE 3 — Sa dépendance.

«Je me confierai en lui» (Héb. 2:13).

Quel moment que celui où le Seigneur calma la fureur du vent sur la mer de Galilée! Que cette scène dut être belle et merveilleuse pour ceux qui en furent les témoins, et combien elle le serait encore pour nous maintenant, eussions-nous, pour y penser, des coeurs sensibles aux gloires de Mashiah! On peut parler de la force nécessaire des principes ou des lois de la nature, et du cours absolu des choses; mais assurément, la première loi de la nature est qu’elle obéisse à son Créateur. Et ici (voir Marc 4), en un clin d’oeil, la mer de Galilée sentit la présence et répondit à la parole de Celui qui, à son gré, change le cours de la nature, ou par un signe la bouleverse tout entière.

C’était Yeshoua Jéhovah. C’était le Dieu à qui autrefois le Jourdain et la mer Rouge avaient obéi: «Qu’avais-tu, mer, pour t’enfuir; toi, Jourdain, pour retourner en arrière? Vous, montagnes, pour sauter comme des béliers; vous, collines, comme des agneaux? Devant la face du Seigneur, tremble, ô terre!» (Ps. 114). La réponse est là, soit que nous écoutions la voix de la mer Rouge aux jours de l’exode, ou celle de la mer de Galilée aux temps de l’évangile la présence de Dieu, tel est le secret. «Il a parlé, et la chose a été».

Quand le soleil et la lune s’arrêtèrent au milieu des cieux, il est dit que l’Éternel écouta la voix d’un homme. Josué parla à l’Éternel, et l’Éternel combattit pour Israël. La chose était tout à fait merveilleuse; l’Esprit Saint qui la rapporte la caractérise ainsi: «Cela n’est-il pas écrit dans le livre de Jashar? Et le soleil demeura au milieu des cieux, et ne se hâta point de se coucher, environ un jour entier. Et il n’y a point eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel écoutât la voix d’un homme» (Josué 10). Mais Yeshoua agit immédiatement, et de lui-même et sans que l’écrivain sacré en fasse une chose merveilleuse. Tout l’étonnement manifesté vient des coeurs mal préparés et incrédules des disciples qui ne connaissaient pas la gloire du Dieu d’Israël. Mais sous l’enseignement de l’Esprit qui prend de ce qui est à Mashiah et nous l’annonce, nous, bien-aimés, devrions mieux la comprendre, comme aussi mieux la discerner, soit à la mer Rouge, dont les eaux se fendirent pour laisser passer Israël, soit au Jourdain qui retourna en arrière, soit aux vagues calmées du lac de Galilée.

Mais à la mer Rouge, nous voyons plus touchant Yeshoua, que le fait de fendre les eaux.
La nuée qui apparut à Israël aussitôt qu’il eut été racheté par le sang en Égypte, la nuée qui l’accompagna à travers le désert, était le guide du camp. Mais elle était aussi le voile qui couvrait la gloire. Tel était le mystère admirable qui se trouvait au milieu d’Israël. Ordinairement c’était une gloire cachée, parfois elle était manifestée, mais elle était toujours là — le guide et le compagnon d’Israël, mais son Dieu aussi. Celui qui était assis entre les chérubins, marcha à travers le désert devant les pas d’Éphraïm, de Benjamin et de Manassé (Ps. 80). La gloire demeurait dans la nuée pour conduire Israël, mais elle était aussi dans le sanctuaire, et ainsi, tandis que, sous sa forme humble et voilée, elle guidait le camp, elle réclamait les honneurs divins du sanctuaire.
Or tel était Yeshoua, «Dieu manifesté en chair», — habituellement voilé sous la forme de serviteur, mais toujours, pour la foi et l’adoration des saints, Celui qui ne regardait pas comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, et parfois se manifestait en grâce et en autorité divines.

En approchant de la mer Rouge, Israël avait besoin de protection. La nuée accomplit ce service de miséricorde. Elle vient se placer entre les Égyptiens et le camp, obscurité pour les uns, lumière pour les autres, de sorte qu’ils n’approchèrent point les uns des autres de toute la nuit. Quand enfin, le matin, l’Éternel, dans la colonne de nuée, regarda l’armée des Égyptiens, il la mit en désordre. C’est ainsi que, dans une occasion semblable, Yeshoua agit comme le firent alors la nuée et la gloire. Il se place entre ses disciples et ceux qui les poursuivent: «Si c’est moi que vous cherchez», dit-il, «laissez aller ceux-ci». Il les abrite comme autrefois par sa présence. Il regarde comme autrefois à travers la nuée qui voile sa gloire, et jette le trouble parmi la troupe ennemie. «Yeshoua leur dit: C’est moi. Quand donc il leur eut dit: C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre». Il montra cette fois encore que son bras n’était pas raccourci. Avec la même facilité et la même autorité que le Dieu d’Israël agit au passage de la mer Rouge, Yeshoua agit au jardin de Gethsémané (Ex. 14, Yohanan 17). Les dieux d’Égypte s’inclinèrent devant lui à la mer Rouge, comme les dieux de Rome à Gethsémané, et quand il sera manifesté une seconde fois au monde, il sera dit: «Que tous les anges de Dieu l’adorent».

Il y a plus. La suite de l’histoire des fils d’Israël montre qu’ils eurent besoin d’être réprimandés et avertis, aussi bien que protégés; d’être disciplinés aussi bien que rachetés. C’est ce que nous voyons, lorsqu’ils quittent la mer Rouge pour entrer dans le désert. Mais la gloire cachée dans la nuée opéra cette oeuvre divine pour eux, tout comme elle fit la première. Dans toutes les occasions où ils provoquèrent la sainteté de l’Éternel, aux jours de la manne, des espions et de l’affaire de Coré, comme aux eaux de Meriba, la gloire se montre dans la nuée en témoignage du ressentiment divin (Ex. 16, Nomb. 14, 16, 20). Il en était de même de Yeshoua. Attristé (comme l’était la gloire dans la nuée) de la dureté de coeur ou de l’incrédulité des disciples, il donne quelque signe, quelque expression de sa puissance divine, et, en même temps, leur adresse des paroles de répréhension. C’est ainsi que, dans l’occasion à laquelle j’ai fait allusion, lorsqu’il était avec ses disciples au milieu de la tempête il leur dit: «Pourquoi avez-vous peur?» puis il reprit le vent et dit à la mer: «Fais silence!» Il agit de même à maintes et maintes reprises, lorsque les disciples montrent leur ignorance et leur incrédulité touchant sa Personne. Par exemple, il dit à Philippe, dans une occasion remarquable: «Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe? Celui qui m’a vu, a vu le Père; et comment toi, dis-tu: Montre-nous le Père?» N’était-ce pas là ce que ressentait la gloire cachée dans la nuée?

Assurément, nous sommes là en face du même mystère. Le Seigneur était encore là pour confondre la désobéissance ou l’incrédulité d’Israël. La gloire se montrait dans la nuée comme aux jours dont j’ai parlé plus haut; les formes sous lesquelles se manifestait la puissance divine correspondaient exactement. La nuée était la chose habituelle; la gloire qu’elle cachait se manifestait de temps à autre, mais était toujours là. Celui qui guidait et accompagnait le camp était aussi le Seigneur du camp. Et tout cela n’est-il pas Yeshoua en mystère? La gloire était le Dieu d’Israël (voy. Ézé. 43:4; 44:2), et Yeshoua de Nazareth était le Dieu d’Israël ou la gloire (Comp. Ésa. 6:1; Yohanan 12:41). Le Nazaréen voilait une lumière, ou manifestait dans la chair une gloire qui, dans sa propre plénitude, était «inaccessible» à l’homme.

Il est beau de voir Moïse refuser la gloire, mais Yeshoua la cachait. Moïse, «devenu grand, refusa d’être appelé le fils de la fille du Pharaon», et ce fut une belle victoire remportée sur le monde. Nous aimons à être honorés, à faire valoir autant que possible ce que nous sommes, et même à nous élever plus que nous n’en avons le droit, si les hommes sont disposés à se faire illusion en notre faveur. Moïse sut s’abaisser lui-même dans le palais du roi d’Égypte, et ce fut une victoire signalée de la foi sur le cours et l’esprit du monde. Mais Yeshoua fit davantage. Il n’avait, il est vrai, ni serviteurs, ni courtisans à enseigner, car il fut étranger aux palais. Mais les habitants de la pauvre Nazareth le connaissaient comme «le fils du charpentier», et il voulut bien porter ce nom. La Gloire des gloires, le Seigneur des anges, le Créateur des bouts de la terre, le Dieu des cieux, était caché sous cette humble désignation qu’il acceptait sans rien dire.

L’Esprit Saint, en Héb. 2, nous ouvre les sources de ce grand mystère. La grâce de Dieu voulait se répandre, — précieuse pensée! — et la louange de Celui «pour qui et par qui sont toutes choses», réclamait, pour ainsi dire, le mystère (Voy. Héb. 2:9-10). Là, ces choses nous sont dites; là, nous voyons ces sources abondantes d’où découlent le grand dessein et l’opération de Dieu, le mystère ineffable de la rédemption par l’humiliation du Fils de Dieu qui doit imprimer son caractère à l’éternité. La grâce divine cherchait à se satisfaire elle-même et la gloire divine voulait se déployer d’une manière parfaite. Tout sort de ces deux sources. Celui qui sanctifie a participé à la chair et au sang; il a passé par la mort; comme ses frères, il a enduré les tentations, à part le péché, il a connu les relations avec Dieu, les expériences dans son âme et les sympathies pour les saints; il a su ce qu’était la vie de la foi sur la terre avec ses larmes et ses supplications adressées à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et, dans le ciel, la vie d’intercession. Il avait tout ce qui était nécessaire pour être une victime parfaite et un sacrificateur accompli: la capacité pour secourir et la dignité pour purifier. Toutes ces choses, ainsi que la résurrection, l’ascension, l’attente présente et le royaume et les gloires à venir, ont leur origine et leur source dans la grâce et la gloire divines.

C’est en vue de toutes ces choses que le Fils de Dieu a pris sa place ici-bas. Il a été dépendant, obéissant, plein de foi, de confiance et d’espérance; il a été affligé, souffrant, méprisé, crucifié et enseveli; il a passé par tout ce que nécessitait le grand et éternel dessein de Dieu. Pour cela il s’est anéanti, mais tout ce qu’il a fait était infiniment digne de sa Personne. La parole qu’il prononçait au commencement: «Que la lumière soit, et la lumière fut», n’était pas plus digne de lui que ne l’étaient les prières et les supplications qu’il offrait «avec de grands cris et avec larmes», durant les jours de sa chair. Il n’aurait jamais pu être associé à rien qui fût indigne de la divinité, bien qu’il se trouvât entièrement et à tous ses dépens, dans les conditions et les circonstances où l’avaient amené notre culpabilité et sa grâce qui s’en chargeait pour l’ôter.

Le petit enfant dans la crèche était la même Personne que celui qui fut cloué sur la croix. C’était Dieu manifesté en chair. Et c’est en gardant le plein sentiment de cette gloire que nous pouvons parler de lui, comme s’étant humilié et abaissé depuis le premier jusqu’au dernier moment du chemin qu’il a suivi sur la terre. Dans la crèche, il fut adoré par les bergers et acclamé par les anges. Les mages de l’Orient, conduits par Dieu, vinrent lui apporter leurs hommages. Siméon aussi, dans cette première période de la vie de Mashiah, l’adore dans le temple, et, chose étrange, dont rien ne peut rendre compte, sinon la lumière de l’Esprit Saint, dont il était rempli, il bénit la mère et non point l’enfant. Il le tenait dans ses bras, et il aurait semblé naturel que dans cette occasion il eût béni l’enfant. Mais non, car celui qu’il tenait dans ses bras n’était pas un faible enfant qu’il avait à recommander aux soins de Dieu: c’était le Salut de Dieu. C’est dans ce caractère glorieux, au moment où il était dans toute la faiblesse de la nature humaine, que Siméon l’élevait dans ses bras et se glorifiait en lui. «Le moindre est béni par celui qui est plus excellent». Ce n’était pas à Siméon de bénir Yeshoua, mais sans lui faire tort et sans rien usurper, il pouvait bénir Marie.

Anne, la prophétesse, reçut Yeshoua dans le même esprit. Avant cela, alors qu’il n’était pas encore né, il fut adoré, j’ose le dire, par l’enfant qui tressaillit de joie dans le sein d’Élisabeth, à l’ouïe de la salutation de Marie. De même aussi, avant qu’il fût conçu, l’ange Gabriel le reconnaît comme le Dieu d’Israël, devant la face duquel devait marcher le fils de Zacharie; et Zacharie lui-même, par l’Esprit Saint qui l’animait, le célébrait comme le Seigneur, le Dieu d’Israël, et comme «l’Orient d’en haut».
L’obéissance et l’abnégation parfaites, une soumission qui n’appartenait qu’à lui, est donc ce que l’on voit dans chaque acte et à toutes les époques de la vie du Seigneur. Et comment Celui envers qui il était rendu, estimait-il ce service? Comme dans ce monde, circoncis, baptisé et oint de l’Esprit Saint, comme serviteur, comme affligé et crucifié, puis comme ressuscité, il a passé ici-bas sous le regard de la faveur de Dieu. Dans le secret du sein de la vierge, dans les solitudes de Nazareth, dans l’activité et le service au milieu des villes et villages d’Israël, dans le suprême sacrifice de lui-même sur la croix, et ensuite dans la fraîcheur de la nouvelle vie de résurrection, cet homme «merveilleux» a été l’objet des délices divines — parfait, sans tache, renouvelant, mais plus parfaitement, la joie que le coeur de Dieu éprouva dans l’homme, lorsque celui-ci fut créé à son image, et faisant plus qu’annuler le repentir divin d’avoir fait l’homme sur la terre (Genèse 6).
Sa Personne prêtait à tout son service et à son obéissance, une gloire qui leur donnait une valeur infinie. Ce n’est pas simplement parce qu’il accomplissait volontairement ce service et cette obéissance. Il y avait quelque chose de beaucoup plus grand; c’est ce que communiquait la Personne elle-même, «l’homme qui est mon compagnon, dit l’Éternel des armées». Qui peut peser ou mesurer une telle gloire?

Nous connaissons bien cela dans ce qui a lieu parmi nous — je veux dire dans son genre. Plus celui qui nous sert est élevé en dignité — en dignité personnelle — plus est grande la valeur que nos pensées attribuent à son service. Et cela est juste, parce qu’il y a plus d’abnégation et de dévouement que si le service est rendu par un inférieur; et notre coeur saisit instinctivement que c’est vraiment notre avantage qui est en vue, ou que la satisfaction de nos désirs et de nos besoins est l’objet de la pensée de celui qui sert. Le service ne nous fait pas oublier la personne. Il en est ainsi dans le précieux mystère sur lequel nous méditons. Le service et l’obéissance de Yeshoua étaient parfaits, sans mélange et infiniment dignes de toute acceptation.

Mais au delà de la qualité du fruit, il y avait la Personne qui le produisait, et cela lui donnait, comme nous l’avons dit, une valeur et une gloire ineffables.
La même valeur qui rendait inestimables les services de sa vie ici-bas, caractérisa aussi sa mort. Ce fut sa Personne qui donna tout son prix à sa mort ou à son sacrifice, comme ce fut sa Personne qui répandit une gloire toute spéciale sur sa vie entière d’abaissement et d’obéissance volontaires. Et le bon plaisir que trouvait Dieu dans cette dernière, était aussi parfait que son acceptation judiciaire de la première. La foi contemple plusieurs symboles — tels que, par exemple, celui du voile déchiré — comme exprimant le souverain délice que Dieu trouvait dans chaque acte de la vie de Yeshoua (*). Oh! que nous eussions des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, tandis que nous suivons les voies de Yeshoua de la crèche à la croix! Mais que nous les voyions ou non, elles demeurent dans tout ce qu’elles ont d’ineffable. Le bon plaisir de Dieu reposait au delà de tout ce que la pensée peut concevoir, sur tout ce qu’il faisait et tout ce qu’il était, à travers sa vie d’obéissance. Ainsi qu’on l’a dit: «La sagesse divine est la voie de notre salut par Yeshoua Mashiah, «Dieu manifesté en chair», destiné à glorifier l’état d’obéissance. Dieu a rendu cet état incomparablement plus aimable, plus désirable et plus excellent, qu’il n’aurait jamais apparu dans l’obéissance de tous les anges dans le ciel et de tous les hommes sur la terre, y eussent-ils persévéré, en ce que son Fils, le Fils éternel, y est entré, et a pris sur lui la forme ou la condition de serviteur pour Dieu».

(*) Je parle du voile déchiré comme du symbole de l’acceptation divine. L’obéissance de Mashiah dans sa vie, ne pouvait déchirer le voile; il fallait sa mort.
Ces pensées touchant les voies de Yeshoua sont fortifiantes. Son sentier de service et de soumission à Dieu prend à nos yeux son caractère spécial; l’obéissance a été glorifiée dans sa Personne et a été manifestée dans toute son ineffable beauté et dans tout ce qu’elle a de désirable, de sorte que nous pouvons dire non seulement que le bon plaisir de Dieu en lui s’est toujours maintenu dans sa plénitude, mais qu’il va au delà de la pensée de toute créature intelligente.

 «La forme d’esclave», en lui, était tout autant une réalité que «la forme de Dieu»; une réalité qu’il avait aussi vraiment prise, que l’autre était une réalité essentielle, intrinsèque en sa Personne. Étant ainsi, «en forme d’esclave», ses voies étaient celles d’un serviteur, de même qu’étant Fils, ses gloires et ses prérogatives étaient celles de Dieu. Il priait — il passait des nuits entières en prière. Il vivait par la foi, modèle parfait du croyant, ainsi qu’il nous est dit qu’il est «le chef et le consommateur de la foi». Dans la souffrance, il prenait Dieu pour son refuge. En présence de ses ennemis, «il se remettait à celui qui juge justement». Il ne faisait pas sa propre volonté, toute parfaite qu’elle fût, mais la volonté de Celui qui «l’avait envoyé». Dans toutes ces voies et d’autres semblables, il manifestait «la forme d’esclave»; elle était vue et connue en lui d’une manière parfaite. C’était une grande et vivante réalité. Du commencement jusqu’à la fin, la vie de ce Serviteur fut la vie de la foi.

Dans l’épître aux Hébreux, nous sommes enseignés à considérer Yeshoua comme «l’shaliah et le souverain sacrificateur de notre confession»; et aussi comme «le chef et le consommateur de la foi» (3:1; 12:2-3). Dans le premier passage, il est placé devant nous pour le soulagement de nos consciences et comme notre ressource dans les moments de tentation; dans le second, il nous est présenté pour encourager nos coeurs à vivre de la même vie de foi. Comme «shaliah et souverain sacrificateur de notre confession», il est seul; comme «chef et consommateur de la foi», il est associé à une grande nuée de témoins. Dans le premier cas, il agit pour nous; dans le second, il va devant nous. Mais même quand il va devant nous dans le combat et la vie de la foi, il y a à le distinguer de ceux qui suivent ce sentier. Le Saint Esprit nous appelle à contempler le Chef et le Consommateur de la foi d’une manière dont il ne parle pas quand il s’agit des autres. Il parle de ceux-ci comme nous environnant, mais nous invite à fixer les yeux sur lui.

Ce fut «la contradiction de la part des pécheurs contre lui-même», qui fit de la vie de Yeshoua une vie d’épreuve et de foi. Ces paroles ne peuvent s’appliquer d’une manière particulière qu’à lui seul. D’autres engagés comme lui dans le combat de la foi, ont eu à subir les moqueries cruelles et les coups; ils ont été égorgés par l’épée, ont été éprouvés par les liens et par la prison, ont enduré les tortures, et ont dû chercher leur refuge dans les cavernes de la terre. Ils ont souffert toutes ces choses par l’inimitié de l’homme. Mais il n’est point parlé de leur combat dans les termes qui s’appliquent à Yeshoua. Il n’est pas appelé «la contradiction de la part des pécheurs contre eux-mêmes». Ces expressions ont une force et une élévation qui ne conviennent qu’à la vie de foi que Yeshoua a menée et dans laquelle il a combattu.

Combien parfaits sont tous les détails, souvent les plus minutieux, que l’Esprit, dans sa sagesse, nous donne dans la Parole! Le Ps. 16 nous décrit Yeshoua dans cette vie de la foi. Là, le Fils de Dieu est quelqu’un en qui «la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas», comme en Héb. 12:2-3. Il jouit de la portion actuelle d’un homme sacerdotal. Il s’est toujours proposé l’Éternel devant lui, et sait que, comme il est à sa droite, lui ne sera pas ébranlé. Il attend aussi les plaisirs qui sont à la droite de Dieu, et la joie de sa présence sur une autre scène que celle de ce monde.
Le Ps. 116 est le couronnement de sa vie de foi, en résurrection, en joie et en louange; et l’shaliah, «dans le même esprit de foi», peut attendre de partager la même joie de résurrection avec son divin Seigneur et Précurseur (2 Cor. 4:13-14).

«Je me confierai en lui», c’est là, on peut le dire, ce qu’exprime toute la vie de Yeshoua. Mais sa foi était de l’or, de l’or pur, rien que de l’or. Éprouvé par la fournaise, il en ressortait tel qu’il y était entré, car il n’y avait aucun alliage. Les saints, au contraire, ont à être purifiés dans la fournaise. Il faut que l’impatience, ou l’égoïsme, ou les murmures, soient réduits au silence, comme on le voit dans les Ps. 73 et 77. Job fut vaincu: il fut atteint par le trouble et il faillit, bien que souvent il eût fortifié les mains défaillantes et soutenu par ses paroles ceux qui tombaient. «Les plus forts», a dit un ancien écrivain, «sont souvent ceux qui se montrent les plus faibles». Pierre s’endort au jardin de Gethsémané, puis, au prétoire, il ment et blasphème. Mais il y a eu un homme dont la valeur précieuse au delà de toute expression, a été manifestée dans la fournaise chauffée sept fois.

Lisez le magnifique chap. 22 de Luc. Contemplez-y Yeshoua à l’heure de l’épreuve de la foi. Tout d’abord, il se trouve en présence de la douleur qui l’attend, puis nous le voyons avec ses disciples, ensuite avec le Père, et enfin avec ses ennemis; remarquez, bien-aimés, combien tout cela est indiciblement parfait; contemplez la valeur sans mélange de sa foi quand elle est éprouvée par le feu. Mais la vie entière de Yeshoua était la vie et l’obéissance de la foi. D’un côté, c’était assurément la vie du Fils de Dieu sous «la forme d’esclave», s’abaissant lui-même jusqu’à la mort bien qu’il fût en «forme de Dieu», et qu’il ne regardât point «comme un objet à ravir d’être égal à Dieu»; mais de l’autre, c’était la vie de la foi: «Je me confierai en lui». «Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi; parce qu’il est à ma droite, je ne serai point ébranlé». Telles étaient les expressions par lesquelles il exhalait les sentiments de son âme, et dans notre mesure, nous célébrons sa vie de foi en chantant:

Témoin fidèle au sein de l’infidélité
Et dans la nuit pure lumière,
Tu proclamais le nom du Père
Et ton plaisir était sa sainte volonté.

À toute cette précieuse vie de foi et de dépendance répondirent les soins et la protection de Dieu: «Celui qui habite dans la demeure secrète du Très haut logera à l’ombre du Tout-puissant» (Ps. 91). La foi de Celui qui servait sur la terre était parfaite, et parfaite aussi la réponse de Celui qui habitait dans les cieux.
La sollicitude de Celui qui veillait sur lui fut incessante, depuis le sein de sa mère jusqu’à son tombeau. L’Esprit l’avait autrefois déclaré par la bouche des prophètes: «C’est à toi que je fus remis dès la matrice; tu es mon Dieu dès le ventre de ma mère». «Tu m’as donné confiance sur les mamelles de ma mère». Et à travers tout, cette sollicitude ne se lassa point. «Tu maintiens mon lot… Même ma chair reposera en assurance. Car tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, et tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption». Ces secours, ces soins, cette vigilance de la part du Père, que nous voyons dans l’histoire de Yeshoua, étaient tout pour lui. Ils s’exercèrent envers lui, dans la nuit même où l’Ange avertit Joseph de fuir en Égypte. C’était la joie ineffable du Père en cette heure d’étendre sa main pour protéger son Fils, Celui qui gardait cet Israël, ne sommeillait point alors.

Mais tout ce que nous venons de dire, bien loin d’être incompatible avec les divines prérogatives de sa Personne, en tire son caractère spécial. La gloire de cette relation, de la joie et du bon plaisir du Père qui en étaient la conséquence, est perdue, du moment que la Personne de Yeshoua n’est pas défendue et honorée. Si grande était la dignité de la Personne, que son entrée dans cette relation était un acte d’anéantissement de sa part. Au lieu de ne commencer sa carrière de dépendance qu’au moment de la fuite en Égypte ou quand il était dans la crèche, il avait pris «la forme d’esclave» en conseil, avant que le monde fût, et comme conséquence, il fut «trouvé en figure comme un homme». Tous ses actes et tout son service, du commencement à la fin, furent les voies de quelqu’un qui s’est anéanti lui-même. Car il était aussi réellement «Dieu manifesté en chair», lorsqu’il allait en Égypte, porté dans les bras de sa mère, que lorsqu’en Gethsémané, dans la gloire et la puissance de sa Personne, il se présenta à ses ennemis venus «pour dévorer sa chair, mais qui ont bronché et sont tombés» (Ps. 27). Il était aussi réellement Emmanuel comme enfant à Bethléhem, qu’il l’est maintenant à la droite de la Majesté dans les cieux (*). Tout du sein de Marie à la croix, ne fut autre chose que l’abaissement de lui-même. Douter de cela, c’est méconnaître sa Personne. Mais en contemplant ce glorieux mystère sous un autre aspect nous avons à voir dans la position que Yeshoua avait prise, les tendres soins, et la constante et parfaite sollicitude du Père envers lui. Ce sont là des points de vue, ou des caractères différents sous lesquels les évangélistes présentent le Seigneur, comme nous le savons. Il était l’objet des soins du Père, et cependant le compagnon de Jéhovah, et nous pouvons considérer son sentier dans la lumière pure dont la sollicitude et la vigilance divines l’entourent, aussi bien que le contempler dans cette lumière plus brillante et cette gloire très excellente dans laquelle ses droits et ses prérogatives comme Fils de Dieu nous le présentent. S’il était dans cette relation de dépendance, qu’il avait prise selon les conseils éternels, d’autre part, toutes les créatures, terrestres ou célestes, angéliques ou humaines, dans tout l’univers, se trouvent envers lui dans cette même relation, c’est-à-dire dépendantes de lui.

(*) Je ne veux pas dire que, lors du voyage en Égypte, «le jeune enfant» exerçât une volonté. Ce serait aller au delà de ce que dit l’Écriture. Mais cet acte, comme tout ce qu’il a fait de Bethléhem au Calvaire, a porté le caractère de l’obéissance volontaire de quelqu’un qui s’abaisse lui-même.
C’est à cause de ces divers faits également vrais qu’il pouvait dire, d’une part: «Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai», et que, d’un autre côté, l’Esprit Saint disait de lui que Dieu l’avait ramené d’entre les morts. Ses ennemis qui cherchaient sa vie tombent à ses pieds, lorsqu’il dit: «C’est moi», et cependant, sa foi parfaite reconnaît les soins parfaits et la protection de Dieu, quand il prononçait ces paroles: «Ne puis-je pas maintenant prier mon Père, et il me donnera plus de douze légions d’anges?» Il pouvait, d’un seul attouchement, guérir l’esclave du souverain sacrificateur dont Pierre avait coupé l’oreille droite, et dans la même nuit avoir son front saignant sous la couronne d’épines. Parfait dans la position d’humiliation qu’il avait prise, il demandait à ses disciples leur sympathie, et disait: «N’avez-vous pu veiller une heure avec moi?» et quelques heures après, dans un moment bien plus sombre en un sens, il se montre comme étant au-dessus de la compassion des filles de Yeroushalaïm qui pleuraient sur lui, et honore la foi d’un malfaiteur mourant, en lui promettant le paradis avec lui. Car dans l’éclat de la gloire dont il resplendit, même au moment de son plus profond abaissement, il fait savoir aux pécheurs que ce n’est pas la compassion des hommes que ses douleurs recherchent, mais leur foi qu’il ne demande pas qu’avec les émotions humaines ils sentent ce qu’est cette heure, mais que, dans la foi de leurs coeurs et pour la pleine paix de leur conscience, ils soient bénis par cette heure — qu’il désire non qu’on s’apitoie sur ses souffrances à la croix, mais que l’on s’appuie sur elle, et que, tout en étant un symbole de faiblesse, sa croix est la colonne même qui soutient éternellement la création de Dieu.

C’est ainsi que, sous diverses formes, mais qui s’harmonisent entre elles, nous apprenons à connaître la vie du Fils de Dieu. Une forme est-elle moins réelle, parce que l’autre est vraie? Les larmes de Yeshoua sur Yeroushalaïm étaient tout à fait réelles, comme s’il n’y avait eu dans son coeur rien d’autre que le chagrin d’un Seigneur et Sauveur rejeté par un peuple incrédule et rebelle; et cependant sa joie en contemplant les desseins de la sagesse et de la grâce divines avaient la même réalité sans mélange, sans partage. Le «Malheur à toi, Chorazin», et ensuite le «Je te loue, ô Père», étaient des sentiments également vivants et vrais dans l’âme de Yeshoua. Rien ne manquait à la réalité de chacun d’eux, et ainsi «la forme d’esclave», avec tous ses parfaits résultats, et la «forme de Dieu», dans toutes les gloires qui lui appartiennent, étaient également des mystères réels et vivants dans la même Personne.

N’est-il pas à propos, tandis que nous repassons soit les actes de sa vie, soit les secrets de son amour et de sa vérité, de faire de temps en temps comme Moïse, de nous «détourner» pour contempler plus attentivement sa Personne? Faire ainsi, est un des traits de l’obéissance de la foi. «La crainte de l’Éternel est pure» — mais il y a une crainte qui n’est pas tout à fait pure, parce qu’il s’y mêle un certain esprit de servitude et d’incrédulité. C’est de là que peut venir le refus de se détourner pour contempler ces grandes visions. Le «mystère» est là, je l’accorde, et il est «grand». C’était une vision grande et mystérieuse que celle vers laquelle Moïse se détourna pour la voir — mais, ses sandales ôtées de ses pieds, il put regarder et écouter. Ne l’eût-il pas fait, il s’en serait allé sans avoir goûté la bénédiction. Mais il écouta jusqu’à ce qu’il eut découvert que Celui qui se nomme «JE SUIS» était dans le buisson, et que c’était le Dieu d’Abraham. Lieu étrange pour qu’une telle gloire s’y enfermât! Cependant il en était ainsi: le Dieu Tout-puissant se trouvait dans le buisson.

Gravissons le Calvaire et contemplons là le «Berger frappé»; et si nos yeux sont ouverts, ne découvrirons-nous pas en lui, l’homme qui est le Compagnon de l’Éternel des armées? (Zac. 13). Et si nous nous mêlons à la foule qui entourait le siège judiciaire de Pilate à Yeroushalaïm, qui verrons-nous sous les traits de cet homme souillé par les crachats, accablé d’outrages et de railleries, si ce n’est Celui qui autrefois dessécha la mer Rouge et revêtit de ténèbres les cieux de l’Égypte? (Ésa. 50:3, 6).

Je le demande, quand j’aurai ainsi contemplé ces grandes choses, quand, par la lumière de l’Esprit dans les prophètes, j’aurai fait ces merveilleuses découvertes, me hâterai-je de me retirer? Où irai-je pour trouver des sources plus rafraîchissantes pour mon âme? Si ma foi découvre, dans ce Yeshoua affligé et insulté au milieu des courtisans d’Hérode et des officiers romains, le Dieu qui, dans les jours anciens, remplit la terre de Cham des signes de sa puissance, ne dois-je pas m’arrêter sur cette montagne de Dieu, et comme Moïse, me détourner pour voir et écouter? Cette vue serait-elle trop grande pour moi? Non, je ne puis croire que ce soit la pensée de l’Esprit. En contemplant ces grandes choses, je dois réprimer toute liberté d’esprit qui dépasserait les bornes — mais s’y arrêter pour adorer n’est pas transgresser. Je parle de principes, non d’expériences. Les exercices du coeur sur ce sujet sont ternes et froids, et, si je puis parler pour d’autres, le mal est, non pas que nous arrêtons trop notre pensée sur le mystère de la Personne du Fils de Dieu, mais que nous la laissons trop vite s’égarer sur d’autres objets.
Cette glorieuse Personne sera «la merveille éternelle et l’ornement de la création de Dieu».

Plusieurs reconnaissent, d’une manière générale, l’humanité et la divinité dans la Personne de Mashiah. Mais nous avons aussi à reconnaître sa gloire pleine, parfaite et sans tache, de l’une comme de l’autre. Ni l’âme ou l’homme moral ni le temple de son corps ne doivent être profanés. Nous avons à défendre et à honorer l’homme tout entier (*). Et quoique la relation dans laquelle Yeshoua se trouvait avec Dieu, les soins qu’elle comportait et l’obéissance qu’elle impliquait, soient des objets bien dignes d’attirer la vue de notre âme, cependant nous ne verrons pas juste et ne pourrons contempler cette position de Yeshoua dans ce qu’elle a de glorieux, si nous oublions en quelque manière que ce soit la Personne qui s’y trouvait.
(*) Un des martyrs du temps de Marie (reine d’Angleterre) écrivait de sa prison: «Il a fait toutes choses, a acheté toutes choses, et a payé chèrement pour tout: avec son propre corps immaculé, il a déchargé nos corps du péché, de la mort et de l’enfer; et avec son précieux sang il a payé entièrement notre rançon une fois pour toutes et pour toujours».

Les divins enseignements de l’épître aux Hébreux, entre autres choses, nous montrent que l’efficacité de la sacrificature de Mashiah dépend entièrement de sa personne. C’est ce que nous trouvons essentiellement dans les sept premier chapitres. Quel merveilleux écrit!
Il faut que notre sacrificateur soit un homme, capable de secourir ses frères, ayant été tenté comme eux. C’est pourquoi nous devons voir notre grand souverain sacrificateur traversant les cieux après avoir passé par les souffrances et les douleurs de la scène d’ici-bas. Mais en lui aussi, nous avons besoin de trouver le Fils, parce que dans aucun autre, participant à la chair et au sang, il n’y avait «la puissance d’une vie impérissable». C’est pourquoi Melchisédec représente la Personne, aussi bien que les vertus, les dignités, les droits et l’autorité du véritable sacrificateur de Dieu (voyez Héb. 7:1-3), ainsi que nous lisons de lui: «Sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, il demeure sacrificateur à perpétuité».
Quelle connaissance tout ceci nous donne «du souverain sacrificateur de notre profession!» Il vint du ciel dans la pleine gloire personnelle du Fils, et au temps convenable, il remonta au ciel y portant la vertu de son sacrifice pour le péché, et ces compassions et cette sympathie qui viennent en aide aux saints!
La foi apprend à connaître tout ce sentier de Yeshoua. Elle reconnaît en lui le Fils, tandis qu’il habitait en chair au milieu de nous, et quand sa carrière d’humiliation et de souffrance eut pris fin ici-bas, la foi confesse comme glorifié dans le ciel, l’homme qui a été rejeté et crucifié, car c’est la même Personne: Dieu manifesté en chair ici-bas, l’Homme caché là-haut dans la gloire. C’est ce qui nous est dit de lui-même et de sa voie bénie et merveilleuse: «Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été vu au monde, a été élevé dans la gloire» (*)

(*) Il était en réalité vrai homme et vrai Dieu en une Personne. Tout dépend de ce «grand mystère». Sans lui, la mort de la croix ne serait rien, comme tout ne serait rien sans cette mort.
Sous la forme de Dieu, il était vraiment Dieu; sous la forme de serviteur, il était vraiment serviteur. Il ne regardait pas «comme un objet à ravir d’être égal à Dieu», exerçant toutes les prérogatives divines, et se servant avec une pleine autorité de tous les trésors, de toutes les ressources divines; et cependant il s’est anéanti lui-même et est devenu obéissant. Cela nous dit le secret. Tout ce qui apparaît dans l’histoire est expliqué par le mystère. Nous trouvons encore ici la gloire dans la nuée. Celui qui accompagnait le camp d’Israël, «en détresse dans toutes leurs détresses», était le Seigneur du camp. La gloire qui traversait le désert, en suivant Israël dans ses campements, était la gloire qui demeurait entre les chérubins dans le Saint des saints.
Mais les paroles qui suivent dans ce passage (Phil. 2:5-11), nous invitent à nous y arrêter encore un peu: «C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé». De nouvelles merveilles se découvrent à nous dans ces paroles. Qu’est-ce qui pouvait élever Yeshoua? pourrions-nous demander. Avant d’entrer dans sa carrière de «souffrances» et de «gloires» — les gloires qui devaient suivre ces souffrances — il était en lui-même infiniment grand et béni. Rien ne pouvait personnellement l’exalter, étant comme il l’était, «le Fils». Sa gloire était divine, ineffable et infinie. Aucuns honneurs autres ne pouvaient accroître sa gloire personnelle; et cependant nous le voyons poursuivre un sentier qui le conduit encore à la gloire et à l’honneur.

Mystère étrange et d’une beauté exquise! Encore plus étranges et excellentes sont, nous pouvons le dire, ces gloires nouvelles et acquises, et dans un sens les plus précieuses pour lui. L’Écriture nous autorise à parler de la sorte, comme elle nous révèle bien des traits de sa grâce que le coeur n’aurait jamais pu concevoir. Si nous comparons les choses divines aux choses humaines, comme aussi l’Esprit le fait pour nous instruire, ce dont je parle se voit parmi les hommes. Que quelqu’un d’une haute naissance, un prince, un fils de roi, acquière des honneurs, quoique ces honneurs ne puissent lui procurer un rang personnel plus élevé que celui qu’il occupe, ils seront pour lui ses distinctions les plus chères, et formeront dans l’estime des autres les matériaux choisis de son histoire. Nous comprenons tous cela. Or dans l’ineffable et précieux mystère de Mashiah, il en est ainsi du Fils de Dieu. Selon les conseils éternels, il s’est mis en avant pour le combat, et les honneurs qu’il a acquis, les victoires qu’il a remportées ou qu’il doit encore remporter, diront sa joie durant l’éternité. Ils formeront la lumière dans laquelle il sera connu, et les caractères dans lesquels il sera célébré à jamais, bien que personnellement, il habite «la lumière inaccessible, qu’aucun homme n’a vu, ni ne peut voir». C’est là ce qu’il estime: Jéhovah-Jiré, Jéhovah-shalom, Jéhovah-tzidkenu, Jéhovah-nissi, sont des noms qui rappellent tous des honneurs qu’il a acquis (*). Combien leur valeur prévaut pour lui selon les voies ineffables de sa grâce infinie! En Exode 3, il communique son nom personnel à Moïse, en disant du milieu du buisson: «Je suis celui qui suis». Mais ensuite, lui faisant connaître aussi le nom qu’il s’est acquis, il se proclame «le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob», et à ce nom qu’il s’est acquis, il ajoute: «C’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération», paroles qui nous disent avec force combien il estimait cette gloire qu’il a acquise dans ses actes de miséricorde envers de pauvres pécheurs. Dans le tabernacle aussi, comme dans le temple, où son nom était inscrit, c’était celui qu’il avait acquis, et non pas son nom personnel, qui était écrit et lu. Les mystères de sa maison ne parlaient pas de ses attributs essentiels, toute-puissance, toute-science, éternité, ni d’autres gloires semblables, mais ils proclamaient Celui en qui la miséricorde se glorifie vis-à-vis du jugement, et qui avait découvert un chemin pour ramener à lui ceux qui étaient bannis de sa présence.

(*) Nous rappelons que ces noms signifient: «L’Éternel y pourvoira» (Genèse 22); «l’Éternel de paix» (Juges 6 «l’Éternel notre justice» (Jérémie 23); «l’Éternel mon enseigne» (Exode 17) (Note du trad).
Tout cela assurément rend témoignage du prix qu’il attache au nom qu’il a gagné dans son service pour nous. Mais «Dieu est amour», nous explique tout et nous révèle le secret. Si les manifestations sont excellentes et merveilleuses, les sources cachées qui sont ouvertes en lui, nous donnent la clef de tout.
Nous avons à le connaître comme «né sous la loi», aussi bien que nous le connaissons dans sa gloire personnelle, bien au dessus de toute loi. Toute sa vie a été la vie d’un homme obéissant. Et ainsi, le Dieu sur toutes choses, le Jéhovah d’Israël, et le Créateur des extrémités de la terre, était aussi l’Homme Mashiah Yeshoua. Il était Yeshoua de Nazareth, oint du Saint Esprit, allant de lieu en lieu en faisant du bien, et guérissant tous ceux qui étaient opprimés par le diable, car Dieu était avec lui. C’est sous ces divers aspects que nous le voyons et que nous lisons sa merveilleuse histoire. Il communiquait le Saint Esprit, et il était lui-même oint du Saint Esprit.
Le Fils vint participer à la chair et au sang. Ainsi le voulait la grâce des conseils éternels, ainsi le requéraient nos besoins. Il fut trouvé «en figure comme un homme». Il fut exercé dans une vie d’entière dépendance de Dieu, et subit une mort qui (entre autres vertus) était en entière soumission à Dieu. C’était sa place selon l’alliance éternelle, et, dans cette place, il agit et souffrit d’une manière parfaite. De là le service et les afflictions, les cris et les larmes, les labeurs et les douleurs du Fils de l’homme sur la terre. Mais plus encore — même maintenant qu’il est dans le ciel, c’est, dans un sens, la même vie. Une promesse lui a été faite, il en attend là-haut l’accomplissement: «Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds», lui fut-il dit quand il monta en haut, et, dans la foi et l’espérance en cette promesse, il a pris sa place dans les cieux: «Il s’est assis à la droite de Dieu, attendant désormais jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds». L’espérance répondait à la promesse et se trouvait dans le coeur de Yeshoua lorsqu’il montait au ciel et s’asseyait à la droite de Dieu, de même que, sur cette terre où nous sommes, il fut Celui qui croyait, qui espérait, qui obéissait et servait. Plus tard, dans ces voies de gloire à venir, ne sera-t-il pas encore assujetti? «Toute langue confessera qu’il est Seigneur», mais ne sera-ce pas «à la gloire de Dieu le Père»? Et quand il aura remis le royaume, n’est-il pas dit: «Alors le Fils aussi lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous».

Et dans ces mêmes régions de gloire à venir, où il sera assujetti à Celui qui a mis toutes choses sous ses pieds, sa grâce trouvera ses délices à servir ses saints, comme il est écrit: «Il se ceindra, et les fera mettre à table, et s’avançant, il les servira»; et encore: «Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux. Ils n’auront plus faim et ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur, parce que l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra, et les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux».
Revenir en haut
Skype
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:24 (2016)    Sujet du message: yeshoua fils de D.ieu

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua Index du Forum -> Thora, Bible... -> Etude de la parole d'Elohïm Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2016 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com