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IRAN : LE POINT DE NON-RETOUR

 
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dorcas
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MessagePosté le: Mer 25 Aoû - 20:14 (2010)    Sujet du message: IRAN : LE POINT DE NON-RETOUR Répondre en citant

IRAN : LE POINT DE NON-RETOUR
 
Par Guy Millière, écrivain et chroniqueur
Ménapress info # 012408/10,  24 août 2010 

« Le point de non retour » : tel est le titre d’un important article publié dans le dernier numéro de The Atlantic Monthly sous la signature de Jeffrey Goldberg, analyste du magazine pour le Proche-Orient.

Goldberg traite de la question majeure de ces derniers mois et, sans aucun doute, des mois prochains ; celle qui devrait retenir l’attention de tous : la nucléarisation de l’Iran.
Non seulement Goldberg aborde-t-il tous les scénarios possibles, mais il donne la parole à de nombreux dirigeants concernés : Binyamin Netanyahu, des ministres des émirats du Golfe, des diplomates du reste du monde arabe, des membres de l’administration Obama, ainsi qu’à des chercheurs de divers think tanks.
Tout en énonçant son espoir que la politique suivie par l’administration Obama puisse déboucher sur des résultats positifs - Goldberg, je le précise, se situe plutôt au centre gauche -, il ne peut s’empêcher de douter que son espoir soit valide.
Il note que les dirigeants israéliens, tout en pensant que ça n’est pas une bonne solution, mais la moins mauvaise de toutes celles qui risquent de se présenter, se résoudront vraisemblablement à agir, tôt ou tard.
Il note aussi que les dirigeants arabes du monde sunnite sont très anxieux et inquiets, se sentent lâchés par Obama, et en viennent eux-mêmes à considérer qu’une action israélienne serait pour eux appréciable, même s’ils se garderont de le dire tout haut devant une caméra de télévision.
Il note, enfin, que de nombreux spécialistes américains s’attendent eux-mêmes à une action israélienne, tout comme les états-majors des armées américaines.

Les conclusions de Jeffrey Goldberg me semblent pertinentes. Elles sont, surtout, fondées, puisqu’elles s’appuient sur une longue et minutieuse enquête. Elles appellent diverses remarques.
Celles-ci concernent d’abord Israël : j’imagine fort bien ce qui hante les dirigeants du pays. Un Iran doté de l’arme nucléaire serait, pour Israël, une menace absolument intolérable et insupportable.
Ce serait, au minimum, la sanctuarisation d’un pays dirigé par des gens aux intentions génocidaires explicites, la dissémination de matériaux « sales » vers toutes les organisations terroristes islamiques, et l’enclenchement d’une course régionale à la nucléarisation, qui, au delà de l’Iran, concernerait la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, et, sans doute, la Jordanie.
Cela pourrait également conduire à l’utilisation de l’arme elle-même, dès lors qu’Ahmadinejad ne se contente pas de proclamer ses intentions génocidaires, mais y ajoute des propos apocalyptiques. Propos qui, s’ils étaient prononcés dans une institution psychiatrique impliqueraient le recours à la camisole de force, mais qui, dès lors qu’ils sont émis par un clone oriental d’Hitler, sont bien plus inquiétants.

J’imagine aussi que les dirigeants israéliens mesurent le poids et les conséquences des décisions qu’ils devront prendre, car sitôt une action enclenchée, il faudra qu’elle soit décisive, et il faudra s’attendre aux effets immédiats (énumérés à satiété par Goldberg) : ripostes iraniennes à l’encontre d’Israël, activation du Hezbollah et du Hamas, tentatives de blocage du détroit d’Ormuz, hausse du prix du pétrole, réprobations unanimes, menaces de sanctions anti-israéliennes, etc.
Je ne doute pas que les dirigeants israéliens ont un avis très précis sur Barack Obama et son entourage, avis que je n’ai nul besoin d’expliciter derechef, car je rechigne à utiliser un vocabulaire qui serait insultant pour l’actuel occupant de la Maison Blanche ; un avis que je partage toutefois entièrement.

Les remarques qu’on peut faire concernent aussi les dirigeants iraniens. Nul besoin, là, de recourir à son imagination pour savoir ce qui trotte dans leurs neurones.
Ils multiplient les proclamations antisémites, négationnistes, exterminationnistes, et ils s’en sortent indemnes. Ils tirent sur leur propre population et le reste du monde ne dit rien. Ils avancent vers l’arme atomique, et ils ne trouvent, en face d’eux, que des Européens impuissants, des Russes et des Chinois complices, des Arabes qui tremblent, et un Président américain prêt à se faire cracher au visage et à demander encore davantage de crachats, comme pour expier le fait qu’il est américain, ou pour détruire la puissance américaine de l’intérieur.
 
Comment ne pourraient-ils pas être euphoriques dans leurs délires et ne pas se dire que le douzième imam, Muhammad al Mahdi, caché par Allah depuis onze siècles, va bientôt revenir dans une apocalypse sanglante ?
Peut-être même souhaitent-ils l’attaque israélienne. Ils s’y préparent certainement. Les dirigeants iraniens ont, eux aussi, nul ne doit en douter, un avis très précis sur Barack Obama. Et, bien que cet avis soit assez différent de celui des dirigeants israéliens, je ne suis pas persuadé qu’il soit très positif.

Quant aux dirigeants du monde sunnite : la Syrie a choisi son camp depuis des années (elle est dirigée par un dictateur alaouite, courant chiite, bien que la population soit sunnite à plus de soixante pour cent) ; la Turquie a fait son choix plus récemment. Les dirigeants saoudiens, égyptiens, jordaniens, comme ceux des émirats, selon toute vraisemblance, se sentent non seulement inquiets, comme l’écrit Goldberg, mais résignés à ce que la tempête vienne,  imprégnés du souhait qu’Israël agisse,  humiliés sans aucun doute à l’idée qu’ils doivent attendre une action israélienne ;   prêts à laver l’humiliation en fustigeant Israël après coup, mais prêts aussi, s’il le faut, à emprunter le chemin qu’a suivi la Turquie, si Israël devait ne pas agir.
Selon toute vraisemblance, ils se sentent non pas lâchés, Goldberg est là encore très feutré, mais trahis. Et leur avis sur Barack Obama ne doit absolument pas être positif non plus.
Obama a beau se répandre en louanges sur l’islam, je vois peu de dirigeants sunnites qui soient prêts à lui dire merci. Et si les crachats au visage que lui envoie virtuellement Ahmadinejad – mais avec la ponctualité d’un TGV - ne lui suffisaient pas, je suis sûr que s’il prenait l’avion pour Le Caire ou Ryad, Obama y trouverait de quoi se voir comblé en la matière.

On doit également parler de la posture de l’Europe face aux menaces persanes : les dirigeants européens, la presse européenne, font comme si les sanctions prises contre l’Iran s’apprêtaient, à tout moment, à donner des résultats.
Ils font comme si la nucléarisation de l’Iran ne les inquiétait pas outre mesure, et comme si c’était une action israélienne qui les alarmait beaucoup plus.
S’il fallait une preuve supplémentaire de l’impuissance et du déclin européens, elle est là, flagrante, à ce point flagrante, que c’en est presque à pleurer.
Je ne pense pas que les dirigeants européens aient la moindre estime pour Barack Obama, mais je pense qu’ils vont continuer à faire semblant, et qu’en cas d’action israélienne, ils seront les premiers, avant même le monde sunnite, à pousser des hauts cris de vierges effarouchées.
Une nucléarisation de l’Iran, pourtant, parachèverait la soumission de l’Europe, la placerait davantage encore à la merci du monde musulman, augmenterait fortement sa facture énergétique, accroîtrait l’emprise sur elle de la Russie et de la Chine. L’Europe, de fait, admet sa propre soumission et préfère regarder ailleurs. Consternant.
 
Il faut observer, enfin, la position des Etats-Unis : dans un livre paru voici deux mois,  le journaliste de WND à Yeroushalaïm Aaron Klein parlait d’Obama comme du « Manchurian President » (le président de la Manchourie), et le décrivait comme un islamo-gauchiste en mission.
Dans un livre plus récent, Pamela Geller et Robert Spencer en parlent comme du « Président post-américain » et le décrivent, en fait, comme le premier Président anti-américain des Etats-Unis. Dans mon propre livre, bientôt en librairie, « La résistible ascension de Barack Obama », j’abonde dans la même direction et apporte divers éléments accablants.
Dans un article récemment publié par Frontpage magazine, le grand poète canadien David Solway posait la question qui vient tout résumer :
« Comment le peuple américain a-t-il pu commettre une erreur pareille en un moment pareil ? ».
Obama commet des dégâts considérables dans l’économie américaine et l’économie mondiale, et j’y reviendrai. Mais les dégâts économiques qu’il provoque ne sont rien en comparaison des dégâts géopolitiques qu’il est en train de susciter sur les cinq continents.
Avoir permis à l’Iran d’atteindre quasiment le point de non retour vers l’arme nucléaire, alors qu’il est patent qu’un Iran nucléarisé aurait des conséquences incalculables, allant bien au delà de la survie d’Israël, constitue un crime imprescriptible.
Placer Israël le dos au mur face à une situation où agir aura des répercussions très graves, mais où ne pas agir aurait des conséquences plus graves encore, est un crime tout aussi injustifiable.
D’autres crimes sous-tendent ces deux crimes :
Avoir abandonné la population iranienne aux mains de ses bourreaux, alors que le régime chancelait est un délit grave, car une révolution en Iran aurait changé la donne, et, comme l’explique sans cesse Michael Ledeen, qui connaît bien la région, cette révolution eut été possible
Abandonner l’Irak et transformer une victoire en ce qui pourrait vite devenir une défaite est un autre forfait grave.

Replacer au centre des débats le « processus de paix », destiné à contraindre Israël à faire des concessions unilatérales et à détourner l’attention du problème iranien, participe d’un crime majeur, car cela contraint Israël à s’occuper d’un dossier sans issue en un moment où un dossier existentiel demeure en suspens.

Parler, comme le fait l’administration Obama, de la possibilité de l’endiguement d’un Iran nucléaire, ou évoquer un recours à l’idée de destruction mutuelle assurée est, en soi, un crime stratégique inexpiable : l’Iran ne peut être endigué, et la destruction mutuelle assurée, si elle peut être envisagée face à des acteurs rationnels, ne peut être assumée contre des fanatiques au bord de la maladie mentale.

Et Ahmadinejad est un fanatique au bord de la maladie mentale, comme l’a souligné, voici quelques mois, le plus grand islamologue de ce temps, Bernard Lewis. Je cite :
« A la fin des temps, il y aura, en tous les cas, une destruction généralisée. Ce qui importera sera la destination finale, l’enfer pour les infidèles et le paradis pour les croyants.
« Pour des gens qui ont cet état d’esprit, la destruction mutuelle assurée n’est pas un motif pour se retenir, mais une incitation ».
Je cite aussi Reza Kahlili, agent de la CIA infiltré chez les Pasdaran, lors d’une conférence de presse à Washington le 9 juin dernier :
« C’est un régime messianique, ils se préparent à commettre le plus important attentat suicide de l’histoire de l’humanité. Ils attaqueront le moment venu, s’ils le peuvent, Israël, les capitales occidentales, la région du Golfe, et se cacheront dans un bunker pour attendre la venue du Mahdi ».
Etant plutôt proche des positions d’une partie de l’administration Obama, Jeffrey Goldberg insiste, je l’ai signalé, sur les retombées qu’aurait une action israélienne, et ce n’est pas ce qu’il fait de plus productif. Il donne des détails et des précisions dont il aurait pu faire l’économie. Il n’empêche : l’essentiel est dit.

Comment le peuple américain a-t-il pu commettre une erreur pareille en un moment pareil, oui. Israël se trouve placé dans la position la plus difficile que le pays ait connu depuis 1948 : et c’est à cause d’un président américain. C’est terrible à dire. [sauf qu'il n'est pas président, n'ayant jamais été éligible ; Pourquoi ne pas le répéter ici?]

L’équilibre de la planète et l’avenir de la liberté sont gravement remis en question : et c’est, là aussi, à cause d’un président américain. Pour quelqu’un qui, comme moi, aime les Etats-Unis, c’est terrible à écrire.
Il faudra vraiment un président digne de ce nom et d’une trempe hors du commun pour gérer l’après Obama, car je veux espérer qu’il y aura un après Obama, rapidement.
Faute d’un président digne de ce nom, rapidement, on peut envisager, au mieux, une prolifération nucléaire, une mainmise sur la planète d’un cartel allant de Pékin à Téhéran, et de Moscou à Caracas.

On peut envisager, au pire, une déflagration sans précédent, celle dont rêve Ahmadinejad. On ne peut uniquement envisager, même pas pour éviter le pire, mais pour le retarder un peu, une action israélienne avec, effectivement, les prises de risques qui en découlent.

Un autre livre, paru en 2008, s’appelait « Obama Nation » (La nation Obama), ce qui, en anglais, impliquait une prononciation proche du mot « Abomination ». Ce titre, à l’époque, pouvait sembler excessif. Il ne l’était pas. Obama se révèle vraiment être une abomination.

Note :

 Je n’ai pas traité ici de la mise en route de la centrale nucléaire de Bushehr, avec l’aide de la Russie : celle-ci ne constitue qu’un pas de plus dans la nucléarisation de l’Iran.
 Ca n’est cependant pas l’acte le plus grave que l’on peut craindre de la part de Poutine, qui serait la livraison par la Russie de missiles anti-missiles et antiaériens S300 à l’Iran. Cette livraison est programmée : oui mais pour quand ?
 Source:  http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2010/09/the-point-of-no-return/…
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