Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua Index du Forum Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua
Juifs et non juifs messianiques réunis dans la foi en yeshoua.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

1941 : Le Barreau d'Anvers radie ,des avocats Juifs, le barreau de Bruxelles résiste.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua Index du Forum -> Culture juive uniquement -> La Shoah
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
dorcas
administrateur
administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Juil 2007
Messages: 6 983

MessagePosté le: Mar 2 Fév - 22:55 (2010)    Sujet du message: 1941 : Le Barreau d'Anvers radie ,des avocats Juifs, le barreau de Bruxelles résiste. Répondre en citant

A l'occasion de l'inauguration de l’exposition Lawyers without Rights visible au palais de justice de Bruxelles jusqu'au 16 février 2010, le bâtonnier Yves Oschinsky a rappelé l'historique lâcheté du barreau d'Anvers et le courage du barreau de Bruxelles: en 1941 l'un a accepté à l'unanimité de radier les avocats Juifs de son tableau, alors que l'autre s'y est refusé, sous la houlette du Bâtonnier Braffort qui sera assassiné à la fin de la guerre par des rexistes.

M° Oschinsky a rappelé le courage du Président Chirac ainsi que les conclusions du rapport du CEGES "La Belgique docile", selon lesquelles l'Etat belge a adopté durant la guerre une politique de collaboration indigne et désastreuse pour la population juive. Il a souligné que ce rapport, particulièrement documenté, n'a pas reçu d'écho suffisant.

Il évoque, dans son discours (à lire ci-dessous), la figure exemplaire de M° Régine Orfinger.

Discours prononcé par le bâtonnier Oschinsky lors de l'inauguration de l'exposition Lawyers without Rights.

C’est à un important moment de mémoire que nous vous convions. Un devoir de mémoire qu’illustre particulièrement la date du 27 janvier, date de la libération d’Auschwitz, proclamée par l’assemblée générale de l’ONU journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

C’est dans cette émouvante symbolique que le barreau de Bruxelles rend hommage aux avocats juifs d’Allemagne et de Belgique, victimes depuis 1933 du régime nazi.

Grâce doit être rendue à l’Allemagne qui, depuis la fin des années d’enfer et de honte, se retourne sur son passé noir, indicible d’inhumanité, de barbarie et d’horreur, qui assume ses responsabilités et tente d’apporter une forme de réparation. Le barreau allemand participe à cet acte mémoriel à travers l’organisation de cette expositionsur la situation des avocats juifs en Allemagne depuis 1933. (...)

J’évoquais il y a un instant la revisite de l’histoire et je voudrais rappeler le discours historique prononcé par le président Chirac, en 2005, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, en reconnaissant la responsabilité de l’Etat français, dans la déportation des juifs de France. Je cite : « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français ».

La Belgique, hélas, fut docile ainsi qu’en témoigne l’étude confiée au CEGES, le Centre d’Etudes et de Documentations Guerre et Sociétés contemporaines, par le gouvernement, à la demande du Sénat de Belgique. Pourtant la responsabilité de l’administration belge ne fut jamais réellement affirmée et l’étude du CEGES, particulièrement documentée, n’a reçu qu’un écho insuffisant.Le CEGES conclut en effet que « les autorités belges ont ainsi adopté une attitude docile en accordant dans des domaines très divers mais cruciaux une collaboration indigne d’une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive (belge comme étrangère) ».

Au plan des professions judiciaires, l’ordonnance allemande du 28 octobre 1940 ordonne l’exclusion des juifs de la magistrature et du barreau belge.Les barreaux d’Anvers et de Bruxelles adoptèrent à l’époque des attitudes très différentes.Le conseil de l’Ordre d’Anvers illustra la docilité décrite par le CEGES en exécutant les prescriptions contenues dans l’ordonnance nazie.

Je voudrais évoquer la situation de Me Régine Orfinger, avec une émotion personnelle toute particulière, celle du chef de l’Ordre à l’égard d’une figure admirable du barreau de Bruxelles et celle qui est mienne, à travers les souvenirs qui remontent à mon enfance, puisque Régine et ma mère étaient amies depuis le temps de leur jeunesse, lorsque toutes deux vivaient à Anvers.

Anvers où Régine Orfinger prêta le serment d’avocat en 1934, Anvers ou le 28 avril 1941, elle était, ainsi que d’autres avocats juifs, invitée devant le conseil de l’Ordre à présenter sa défense au sujet de l’exclusion des juifs de la fonction d’avocat, décidée par l’ordonnance du 28 octobre 1940.

Dans la note qu’elle a déposée pour sa défense, elle écrivait notamment :« Je me suis conformée aux obligations qui m’étaient imposées par l’ordonnance ; depuis le 31 décembre 1940, je n’exerce plus ma profession.En honneur et conscience, il ne m’a pas paru nécessaire de demander mon omission du tableau de l’Ordre des avocats puisque je n’exerce aucune activité qui serait incompatible avec le port du titre d’avocat.Je dois une fois de plus rappeler que l’ordonnance qui m’enlève le droit de pratiquer ma profession ne se réfère pas au tableau des avocats. Dans ces conditions, il m’est impossible de demander mon omission du tableau sans trahir mon serment et mon sentiment de l’honneur.Le conseil de l’Ordre doit donc décider si je mérite que mon nom soit radié du tableau.L’exclusion et la radiation sont en effet des peines disciplinaires qui ne sont possibles que dans les cas graves.Il ne peut être question d’une radiation administrative.Les membres du conseil de discipline doivent, en âme et conscience, décider s’ils trouvent convenable, de leur propre initiative, d’aggraver encore une situation qui me paraît suffisamment pénible ».

Le procès-verbal de la réunion du conseil de l’Ordre du 3 juillet 1941 indique que « le Conseil, à l’unanimité des voix, décide que les avocats suivants, inscrits au registre des juifs ou appartenant à la communauté juive, ou pour lesquels un doute existe quant à leur origine juive, seront exclus du tableau de l’Ordre et de la liste des stagiaires ».Régine Orfinger ainsi que seize confrères étaient ainsi purement et simplement radiés.

Au barreau de Bruxelles, le bâtonnier Louis Braffort, soutenu par son conseil de l’Ordre, s’adressa au général von Falkenhausen, en ces termes :« J’ai un devoir de conscience qu’aucune considération ne peut modifier, celui de dire que le principe même de l’Ordonnance est en opposition directe avec le Droit. Les autorités de l’Ordre ne pourraient en aucune circonstance prononcer contre les avocats d’origine israélite une mesure ayant le caractère d’une sanction disciplinaire. Nous avons prêté solennellement le serment de rester fidèles à la Constitution du peuple belge et nous ne pouvons manquer à ce serment ».

Le conseil de l’Ordre de Bruxelles, pour faire échec à l’exécution de l’ordonnance scélérate, refusa d’encore publier le tableau des avocats.Le bâtonnier Braffort prit position, sans relâche, avec courage, contre l’occupant. Il figurait sur les listes rexistes des personnalités belges à éliminer. Le soir du 22 août 1944, trois inconnus s’introduisirent chez lui et l’emmenèrent dans les locaux rexistes. Il a été lâchement assassiné, le 24 août 1944, à Wambeek, à quelques jours de la Libération.

Puisse l’évocation de ce passé douloureux aider l’Humanité à progresser et à forger un avenir meilleur.Plus jamais ça ! Souvenons-nous. Souvenons-nous aujourd’hui des victimes de l’Holocauste. Souvenons nous de nos confrères que nous honorons aujourd’hui.

source :http://www.restitution.be/communique-201001312223.html

_________________
Blog sur la Shoah : http://souvenez-vous.skynetblogs.be/
Pour l`amour de Sion je ne me tairai point, Pour l`amour de Yeroushalaïm je ne prendrai point de repos, Jusqu`à ce que son salut paraisse, comme l`aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s`allume. 2 Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire; Esaïe 62 : 1
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 2 Fév - 22:55 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Judaisme messianique dans la foi en Yeshoua Index du Forum -> Culture juive uniquement -> La Shoah Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2016 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com